France 2016 : les syndicats d’extrême bloquent les écoles, les facs, les trains, les routes, les places des grandes villes, les ports, les raffineries, les centrales nucléaires et peut-être bientôt les ou les châteaux d’eau. Tout cela pour contraindre un gouvernement, lui aussi de gauche mais n’ayant seulement pas les mêmes priorités, à la démission.

Face à la paralysie du pays et à la mise à sac constante des centres-villes, le gouvernement envoie la force publique non pas réprimer les destructions et blocus, seulement les encadrer, les limiter, les canaliser : « Tranquille, s’il vous plaît, calmez-vous. Bon, allez, brûle cette voiture, puisque t’en as envie, mais après, tu rentres dîner. »

Bref, chacun des deux protagonistes de cette mascarade assommante veut faire plier l’autre mais sans lui faire mal. C’est une scène de ménage dans un vieux couple, un règlement de comptes entre deux amants qui ne peuvent pas, en fait, vivre l’un sans l’autre et forment une même chair. Du coup, comme ils ne veulent pas se mettre sur la gueule une bonne fois pour toutes, parce qu’ils s’aiment trop et, au fond, c’est plutôt mignon, eh bien, ils cognent les gamins pour se défouler, puis le chien qui glapit, puis la vieille qui peut rien faire. Une fois que c’est fini et qu’ils auront bien tout cassé dans la baraque, ce sera aux trois susdits d’aller ramasser et reconstruire, pendant qu’eux seront trop occupés à se réconcilier dans le plumard.

La maison, c’est la France ; les enfants, les chiens ; la vieille, c’est nous ; le plumard, c’est notre argent.

Cela fait beaucoup trop longtemps que notre pays, nos biens et nos corps mêmes sont le terrain de jeu de ces enragés qui ne peuvent voir défiler une journée sans que les presse un besoin maladif de détruire, de casser, de crier, de cracher, de salir et d’humilier. Regardez-les rejouer frénétiquement Le Cuirassé Potemkine pour un oui ou pour un non, inlassablement depuis 1947, sapant consciencieusement toute notre .

La liste des grandes industries quittant la France ou ne reprenant pas les sites, ou des PME quittant ce monde, est devenue longue comme la rue de Grenelle. Et là, le droitard antilibéral de me dire: « Moui… mais c’est surtout à cause de l’ ! » Ah bon ? Tu es sûr que ça n’a pas aussi à voir avec les managers qui se font mettre à poil et séquestrer dans les usines ?

Visiblement, les gens censés prendre des décisions n’ont aucune intention de travailler eux non plus et laissent faire, ne nous protègent que du bout des doigts.

Ce sera au peuple français lui-même de prendre les choses en main, c’est à nous qu’il échoit de nous révolter contre la révolution. 

28 mai 2016

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