Editoriaux - Histoire - Politique - Presse - 26 janvier 2016

Attention à ce que le FN ne devienne pas un parti politique comme les autres

Samedi, une famille de Calais a été prise à partie par une horde de « migrants » dirigés par des militants « antifas » et d’extrême gauche. Ces derniers, en perte de vitesse électorale ou militante, ont trouvé dans ces nouveaux damnés de la terre une armée de réserve importante pour commettre leurs méfaits.

Pour se défendre, l’un des jeunes de la famille a brandi un fusil à bille, sans en faire usage. Le père, sur qui les « sauvages », comme dirait François Fillon, n’ont cessé de jeter des ustensiles, s’est défendu avec courage.

Pourtant, c’est bien ce dernier qui s’est retrouvé en garde à vue, devant justifier de la sortie du fusil. C’est ce dernier qui est jeté par la presse à la vindicte antifasciste.

Face à cela, aucune voix politique ne se fait entendre.

Marine Le Pen, conseillère régionale du secteur, présidente du premier parti de France, candidate à la présidence de la République, est absente. N’était-ce pas pourtant le rôle de celle qui se veut incarner l’opposition à l’immigration, le changement de cap, de se rendre au chevet de cette famille menacée ?

N’était-ce pas le rôle d’un parti politique anti-immigration que de protéger, concrètement, une famille de son peuple, sans doute des électeurs à elle, que le maire de la commune (LR) veut faire partir « pour éviter les représailles » ?

Il n’en est rien. Quelques tweets et communiqués suffiront. En attendant les élections. « Votez pour nous, rien ne changera », vont finir par se dire les électeurs de ce parti. Voyez à Fréjus, où la mosquée s’est ouverte, malgré l’acharnement du maire FN David Rachline à s’y opposer. Voyez à Calais, où le FN n’a pas compris qu’il avait un rôle à jouer dans l’histoire, que des citoyens attendent un signal fort autre qu’un appel du pied électoral ou une invitation à la galette des rois locale.

Le Front national et Marine Le Pen ne pourront pas, indéfiniment, se muer dans la peau des rebelles, des opposants au système si, dans les faits, ils ne font rien. Jusqu’ici, ce parti gagne de l’argent, beaucoup d’argent, comme les autres. Jusqu’ici, ce parti fait de la politique et de la communication, comme les autres. Jusqu’ici, ce parti montre toutes les limites du « combat électoral », comme les autres.

Attention à ce que ce parti ne devienne pas une arnaque politique, comme les autres…

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