Attentat terroriste : la Belgique une nouvelle fois ensanglantée

En ce mardi 29 mai, la Belgique est une nouvelle fois le théâtre d’un attentat terroriste sanglant. En effet, vers 10 heures 30, en plein centre-ville de Liège, un homme a tué, en les poignardant, deux policières. Puis, après s’être emparé d’une de leurs armes de service, a froidement exécuté un jeune homme de 20 ans qui circulait au volant de son véhicule. Un temps retranché dans un lycée, et après avoir pris une femme de ménage en otage, le terroriste a de nouveau pris pour cible des policiers qui venaient à sa rencontre, et en a blessé deux autres. L’individu a finalement (et fort heureusement) été abattu par les forces de l’ordre.

Malgré le déroulement des faits, selon un scénario désormais bien connu, il aura cependant encore fallu un temps considérable pour que les médias évoquent, du bout des lèvres et apparemment à contrecœur, un nouvel attentat terroriste. Il est vrai que chaque nouvelle victime ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de ceux qui, déjà depuis longtemps, dénoncent la passivité coupable des pouvoirs publics, qu’ils soient belges ou français.

Cette nouvelle attaque terroriste que viennent de vivre nos voisins belges est, en effet, emblématique de ce que nous ne devrions plus voir depuis longtemps.

Comment expliquer que l’auteur des faits, en permission de sortie d’une prison belge, ait pu, en à peine 24 heures, passer à l’acte dans des conditions aussi barbares ?

Comment se fait-il que cet individu, entre les mains de la Justice belge à de nombreuses reprises, n’ait pas été suivi et que sa radicalisation, qui ne fait aucun doute compte tenu des faits, n’ait pas été détectée ?

Comment, enfin, un juge a-t-il pu prendre une telle décision et laisser sortir un criminel en puissance ?

Autant de questions auxquelles, bien entendu, ne sera apportée aucune réponse. Comme cela est maintenant la règle, nous aurons droit aux sempiternels discours stéréotypés, aux effusions habituelles et autres drapeaux en berne sur les édifices publics. Mais sur le fond, rien. Aucune prise de décision concernant le contrôle renforcé de nos frontières. Aucune mesure concernant la surveillance active, et la mise à l’écart au besoin, des individus radicalisés. Aucune mesure de reconduite aux frontières des étrangers qui, connus, pour leur radicalisation, représentent un danger grandissant pour nos sociétés. Et la Belgique, dont on sait que certaines de ses villes et certains de ses quartiers sont noyautés par les islamistes, n’est pas la seule dans ce cas-là. En effet, que s’est-il passé de concret, en France, depuis l’assassinat du colonel Beltrame ? Rien.

Le peuple belge, comme le peuple français, mais aussi l’ensemble des populations européennes, est donc condamné à devoir encore subir les attaques aussi brutales qu’imprévisibles d’individus fanatisés qui n’ont plus qu’un seul objectif : tuer, tuer et tuer encore.

Parmi les cibles désignées, policiers, gendarmes et militaires sont et resteront des objectifs de choix. La mort de chacun d’entre eux est un attentat grave et lourd de significations à l’attention de démocraties qui font le choix de ne pas se défendre. Qui, espérant ménager tout le monde afin de préserver une paix sociale qui n’existe déjà plus, font en réalité l’énorme erreur de sacrifier des innocents sur l’autel de la lâcheté et du renoncement.

À l’heure où la France reconnaissait le courage d’un jeune Malien, deux femmes et un homme étaient assassinés en Belgique. Ces deux faits, presque concomitants, doivent nous rappeler que gouverner, c’est savoir être juste et fort. Et que le courage des uns n’a de sens que si la sauvagerie des autres est combattue sans pitié.

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