Editoriaux - Médias - Table - 3 mars 2017

Attali soutient Macron : les radis lui disent non !

On se demande parfois à quoi ressemblera l’intelligence artificielle, si les ordinateurs prendront un jour le dessus sur les hommes. En fait, on a la réponse sous les yeux, souvent dans les médias : Jacques Attali en est le modèle. Rapide, intelligent, il lui manque juste un peu d’humanité. Comme un ordinateur, c’est un support à la décision, une éminence grise.

Il nous traite de radis quand nous osons parler de nos racines. Comme beaucoup d’autres du monde de la bien-pensance, il trouve rance et nauséabond tout ce qui est français, il ne jure que par la mondialisation. Il devrait réfléchir à ce qu’a écrit Ortega y Gasset : “L’homme n’est jamais un premier homme, il ne peut commencer à vivre qu’à un certain niveau de passé accumulé.” On ne peut du passé faire table rase.

Attali devrait comprendre que nous, les radis, nous n’avons “pas d’Israël”. Pour ceux qui n’ont pas lu Soumission, de Houellebecq, c’est ce que dit le narrateur du livre quand une jeune juive avec laquelle il avait une liaison quitte la France à cause de la montée de l’antisémitisme : “Je n’ai pas d’Israël”, il veut dire pas de solution de repli. La montée de l’antisémitisme évoquée étant évidemment liée à la montée de l’influence de l’islam dans la France du livre, tristement ressemblante à la vraie.

Pour nous, les radis, le double fait d’aimer la France et de ne pas avoir de solution de repli change tout.

Cette fois-ci, il a choisi de mettre en avant sa dernière création, qui s’appelle Emmanuel Macron.

Tous ceux qui veulent de la mondialisation sans limites et des frontières ouvertes soutiennent Macron. Bien sûr que la mondialisation, Macron y est favorable ! Il a gagné, en quelques mois, des sommes indécentes à organiser le rachat des laits infantiles de Pfizer par Nestlé. Les millions qu’il a gagnés vont donc être payés par les consommateurs de lait infantile du monde entier. C’est sa mondialisation à lui. Il est du bon côté de la pompe à phynances. Non, ça n’est pas une faute d’orthographe, nous sommes dans le monde d’Ubu.

Après, il va sans doute nous expliquer qu’il faut qu’on augmente l’aide au développement, qu’il faut qu’on finance les ONG qui distribuent le lait qui l’a enrichi. Et tout ça au nom de la morale ! Certains le trouvent christique, lui ne revendique pas mais assume ! Christique peut-être, mais moral, ça ne me semble pas être le cas.

Nous, les radis, si Macron et sa bande nous imposent encore cinq ans de mondialisation sans règles et d’immigration sans assimilation, nous allons être très en colère et tout ça va très mal finir. Les médias qui les soutiennent devraient y réfléchir un peu.

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