Assemblée nationale : un député PS traite les ascendants des élus RN de collabos

Un énième dérapage de la gauche au sein de l'hémicycle.
Capture d'écran Assemblée nationale
Capture d'écran Assemblée nationale

L'Assemblée nationale examine actuellement, en première lecture, le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République. Les débats ont débuté le mardi 16 juin et se terminent ce 19 juin. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont houleux. Parfois, ils ressemblent même plus à un affrontement entre partis, entre mouvances politiques, qu’à une discussion sur le statut de la Corse. Cela a été le cas, le mercredi 17 juin dans la soirée, à l’occasion de la défense des amendements.

Après diverses interventions, la parole est donnée à Marc Pena, député socialiste des Bouches-du-Rhône. Ses premiers mots donnent le ton : « Je vais encore mettre un coup au Rassemblement national. Je pense que vous le méritez, car dans ce débat, vous êtes en dessous de tout. »

L’Histoire selon la gauche

Le député dit alors vouloir « rendre hommage aux Corses », ce qu’il fait en rappelant qu’ils ont « donné beaucoup de leurs enfants pendant la Première Guerre mondiale » et que pendant la Seconde Guerre mondiale, la Corse était « une île de résistance ». Puis il s'emballe et conclut ainsi : « Vos ancêtres, eux, ne l'étaient sans doute pas. »

 

 

Le député aixois traite ouvertement les ascendants des parlementaires du RN de collabos. Logiquement, un rappel au règlement est fait par Émeric Salmon, député RN de Haute-Saône qui juge ses propos « inadmissibles ». Avec force et agacement, il informe Marc Pena que son « grand-père était résistant » et que sa « grand-mère est morte en 1940 », pendant la guerre. Surtout, il insiste sur le fait que ce n’est ni le lieu ni le moment de parler des grands-parents d’untel ou d’untel : « Moi, je ne parle pas de vos grands-parents. Je ne sais pas qui sont vos grands-parents et je m'en contrefous. » S’ensuit un vacarme innommable qui conduit à la suspension de séance.

Ce spectacle est-il digne de l’institution ? Il est lamentable et ne grandit pas la politique française mais, à l’Assemblée nationale, les arguments semblent avoir laissé place aux coups d’éclat. Une partie de la gauche, en tout cas, à l’image de ce député socialiste, cherche à provoquer ou à faire parler d’elle plutôt qu’à convaincre.

Les histoires de la gauche

Les exemples sont nombreux. Tout le monde se souvient des refus de Sébastien Delogu, Sandrine Rousseau, Agnès Pannier-Runacher et Louis Boyard de serrer la main à Flavien Termet, député RN, qui tenait le rôle d’assesseur lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale, en juillet 2024, ou encore du pierre-feuille-ciseaux de l’insoumis François Piquemal, dans le même contexte.

Autre fait, toujours en 2024, lors d’une séance consacrée à l'UNRWA, institution onusienne interdite en Israël. Plusieurs députés RN dont Philippe Lottiaux prennent la parole depuis leurs sièges. Il lance : « Ce sont vos amis, les terroristes ! » La phrase provoque l'ire de Thomas Portes (LFI), qui ordonne : « Ferme ta gueule, toi ! » Puis il passe aux menaces physiques : « On va s’occuper de toi », « Vas-y, dégage ! » ou encore « On va s’expliquer dehors, tu vas voir. On va aller dehors. »

Autre député LFI, autre menace. Celle subie par Sébastien Chenu de la part d’Antoine Léaument, le jeudi 22 janvier 2026. L’insoumis a la parole et, puisqu’il est un peu longuet, Sébastien Chenu, qui est assis dans le fauteuil du président de séance, l’incite à terminer son propos. Cette remarque le met hors de lui. À l’encontre des usages, il descend tout en bas de l’Hémicycle et se veut menaçant. Cette réaction lui vaut un rappel à l’ordre.

La liste des basses attaques est encore très longue : en 2023, Aurélien Saintoul (LFI) traite Olivier Dussopt d'« assassin » ; la même année, Éric Dupond-Moretti et, un an plus tard, Sandrine Rousseau font des bras d’honneur à leurs opposants en plein débat ; en 2024, Sébastien Delogu (LFI) brandit un drapeau palestinien… Il y en a d’autres et il y en aura d’autres, assurément.

 

Vos commentaires

77 commentaires

  1. Etre député veut pas dire être intelligent, sinon on réduirait leur nombre de moitié au moins, ainsi que le sénat et les ministres du gouvernement !

  2. Il faut toujours rappeler les mêmes faits à cette engeance de gauche qui passe son temps à les nier ou à les transformer, et, à force de nombreuses malversations, arriver à nous faire accroire qu’ils furent toujours du bon coté… de la collaboration, c’est à dire les résistants de 1944, de la dernière heure, les plus féroces. Evidemment qu’il y eut des résistants communistes et socialistes sincères. Cela va s’en dire. Mais cela n’excuse pas l’omission volontaire faite par les historiens de gauche de la participation des gens de droite, voire d’Extrême droite à la résistance, dés les premiers jours de 1940, une infamie manipulatrice coutumière de la malhonnêteté intellectuelle des gens de gauche. En juin 1940, le Général de Gaulle s’étonnait d’avoir autour de lui, en premiers soutiens, pour la majorité d’entre eux, des gens de l’Action Française, de la Cagoule, des nationalistes divers et quelques juifs. Peu de gens de gauche, qui étaient restés en France, tous anciens plénipotentiaires du Front Populaire, d’où ils en sortirent pour plébisciter le Maréchal Pétain, à 4 exceptions prés. Pendant ce temps, le Parti Communiste, parti de l’étranger, collaborait ouvertement avec l’occupant, car son leader, Staline, le leur avait ordonné. Jacques Doriot venait du parti communiste, Joseph Darnand, avant d’épouser les idées nazies, fut biberonné au socialisme, quant à Laval, il en fut un leader. Ne parlons pas de celui qui fut décoré de la francisque, et qui louvoya si bien en 1943, sentant le vent tourner, qu’il fut choisi pour guider les socialistes, tous en chœur, dés la constitution de la 4eme république, le socialiste de l’action française, Mr François Mitterrand.

  3. LFI , moi je sais pas mais je croyais que ça voulait dire  » Les Francs Imbéciles ».
    On m’a dit de ne pas le dire parce que ça plairait pas .

  4. La réplique fort juste de GW Goldnadel dans « l’heure des pros 2 » a été un réquisitoire à la hauteur , prenant le contrepied de ce socialiste Pena, car il a énuméré les membres qui ont dirigé avec Pétain sous Vichy dont Laval (un socialiste) , et d’autres dont les noms m’ont échappé mais du même bord , même André Vallini présent sur le plateau en a avalé sa morgue légendaire.

  5. Certains députés sont des abrutis , ces derniers se sont fait élire, mais par qui ? Soit les électeurs ont été floués ou certains électeurs sont idiots.

    • « J’ai rencontré, dans la vie, une quantité considérable d’hommes, dont quelques femmes, bêtes comme des oies, et plusieurs animaux pas beaucoup plus idiots que bien des électeurs. » Alphonse Allais (1854-1905).

  6. Le temps est venu pour apprendre aux gauchistes que le fascisme trouve ses racines dans le national socialisme !
    Bande d’ignorants, de petits pères des peuples, à qui ont donne encore le droit de gouverner !

    • On constate comme d’hab que calomnies et insultes font partie de la boîte à outils d’une gauche qui décidément ose tout car elle ne devrait vraiment pas, dans son propre intérêt, utiliser certaines de ces accusations.

    • Remarque pertinente. Car l’enregistrement montre que nous avions tous les éléments d’un duel à l’ancienne.
      Le problème cependant, c’est de s’apercevoir, outre l’immensité de la bêtise du propos de ce député socialiste, et aussi son caractère diffamant, jusqu’à l’odieux, que le PS se « LF-ise » , ce qui montre bien que ce parti s’alliera au LFI et que c’est de cette manière que ce parti, à travers ce député, attise un climat de guerre civile dont l’une des dernière manifestations est l’assassinat de Quentin Deranque il y a quelques semaines.
      Enfin, en stigmatisant de la sorte le RN, on lui donne une posture de martyr que celui-ci saura exploiter pour cacher ses compromissions et ses insuffisances. Décidément, la classe politique actuelle sombre dans une certaine dégénérescence.

    • Oui mais … « Quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort; c’est pour les autres que c’est difficile. Quand on est con, c’est pareil ! »

  7. Un signalement au parquet selon l’article 40 du CPP, puis une sanction d’inéligibilité, cela calmera ce député.

    • Je n’ai pas oublié ! Il fit allégeance à Pétain, on connait son parcours, pour s’unir avec le PC uniquement pour prendre le pouvoir en 1 9 8 1 ….. je n’ai pas oublié, depuis ce jour là, notre Pays a entamé sa descente aux enfers !…. et je rajouterai le nombre de condamnés à mort en Algérie qu’il a fait exécutés, pour insuffler à BADINTER ….. l’abolition de la peine de mort qui a valu à ce dernier d’être panthéonisé ! une HONTE !

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Eliot Deval encense le travail de BV !
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois