Encore un drame ! C’est sûr, avec l’arrivée dimanche de la fête des Mères, il va y avoir besoin de soutien psychologique…

Les psys nous le disent et nous le répètent : on ne saurait confondre géniteur et parent. Papa et maman sont ceux qui nous nourrissent, nous éduquent (en principe), nous nettoient les fesses quand on s’est gavé de pruneaux, nous balancent une taloche quand ils sont excédés, font un câlin quand on a le cœur gros… Bref, ceux qui nous élèvent. Au quotidien. D’accord, autrefois c’était simple : parents et géniteurs se confondaient. Sauf à de rares exceptions – la sauvagerie de la guerre, par exemple, ou la dure mortalité des femmes en couche –, on ne connaissait pas les affres de la séparation. Aujourd’hui, il en va autrement et la République, notre mère à tous, est bien embêtée : soucieuse, au nom de l’égalité, d’envoyer les petits enfants souhaiter une bonne fête à toutes leurs mamans, elle va bientôt, pour cette même raison, ne plus pouvoir en fêter aucune : il y en a trop. C’est bête, hein ?

C’est à l’école maternelle et primaire que le problème explose. Déjà, l’école d’Allinges, en Haute-Savoie, a décidé de « supprimer les ateliers créatifs » où s’élaboraient dans l’effervescence colliers de nouilles, tableaux de fleurs séchées et autres boîtes en carton pour coton à démaquiller.

Il s’agit, dit madame la directrice, d’« éviter les situations délicates pour de nombreux élèves, comme ceux qui ont perdu un de leurs parents, qui vivent en famille d’accueil ou au sein d’une famille recomposée ». Arrêtez, je pleure !
Et qu’on ne s’y trompe pas, surtout, madame la directrice est pour l’égalité des sexes : la parité sera strictement respectée. Et zou ! Virez-moi aussi la fête des Pères.

Bien pardon, madame la directrice, mais à vous parler franchement, je vous trouve sacrément faux-cul. En poussant un peu, je dirais même que vous et vos semblables vous foutez de notre gueule. Car juste comme ça, en passant, dites nous donc combien il y a d’orphelins dans votre école, combien de gamins placés en famille d’accueil… Répétez, j’entends mal : combien ?

Et si, d’aventure, vous disiez vrai, en vertu de quelle ségrégation, s’il vous plaît, la maman d’accueil qui offre son temps et son affection n’aurait-elle pas droit, elle aussi, à son collier de nouilles ?

La vérité, c’est qu’il y a tant de mamans à fêter que vous ne savez plus où donner des ciseaux et de la colle. Les statistiques officielles – et tout le monde sait qu’elles sont archi-fausses – nous disent qu’un enfant sur dix vit dans une famille recomposée. Il a donc au moins deux mamans : celle qui l’a mis au monde et celle qui l’élève, même à temps partiel. Un enfant sur sept vivrait, lui, avec un seul parent, qui est en général maman. Mais ce chiffre est faux, car sont recensés dans les familles monoparentales les épouses et leurs enfants “sortis” de la polygamie depuis la loi Pasqua de 1993. Celle-ci faisait en effet obligation aux « épouses secondaires » de choisir entre le retour au pays et le « divorce assorti de décohabitation ». Ce qui ne vaut, bien sûr, que pour les immigrés légaux et ne tient que sur le papier, les familles ayant le plus souvent été recasées dans des logements sociaux et appartements voisins, ce qui permet de reconstituer la famille élargie.

La réalité, celle qu’évoquait ce matin une enseignante sur RTL, c’est que dans certaines classes où 80 % des gamins sont d’origine extra-européenne, la plupart sont bien en peine de dire laquelle de leurs mamans est leur mère.
Ajoutons à cela les nouvelles familles composées non plus de papa et maman mais de parent 1 et parent 2, et l’on comprend pourquoi l’Éducation nationale est si pressée d’en finir avec les fêtes des Mères et Pères.

Alors, après le porc à la cantine, le petit Jésus à Noël et les filles en maillot de bain, virons la fête des Mères ! Vive la République et vive la France !

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