Le paysage citadin français change dans ses comportements et apparences. Nulle ville ou petite cité ne semble échapper désormais à ces nouvelles modes vestimentaires féminines qui fleurissent sur les trottoirs, particulièrement sous le soleil ou dans les centres commerciaux. Quand on observe la gent féminine arborant ces tenues exotiques, on constate des variantes notables en couleurs, drapés, qualités de tissu et surtout allures des intéressées. , niqab, burqa, tchador sont les déclinaisons multiples et claniques de ce foulard islamique, nom générique attribué par le Français à cette nouvelle vogue qui contraste avec les allures autrement sexy de beaucoup de nos demoiselles…

Les bonnes âmes et les « droit-de-la-femmistes » s’inquiètent de l’asservissement des femmes musulmanes sous les voiles et des contraintes avilissantes que des époux infligent à leur(s) compagne(s). Les plus tolérants, surtout quand ils habitent les quartiers communautaires et aseptisés de bien-pensants, s’émeuvent de discriminations contre le droit de paraître. Les adeptes de la intégrale nient le bien-fondé d’une identification religieuse dont la dérive ubuesque ultime s’appelle « Baby Loup ». La loi sur la restriction du port dans les lieux publics fit et fait encore débat quand son application est bafouée par ignorance, ou provocation.

Cependant, une nouvelle catégorie de femmes est apparue dans les rues, qui affiche des hijabs colorés, voyants et même « flashy », portés avec des ensembles qui doivent davantage aux boutiques de mode qu’aux souks maghrébins. Les maquillages aguichants et pendentifs tintinnabulants complètent des allures qui n’ont pour but qu’attirer l’œil, attiser la convoitise, tout en mettant un obstacle à toute expression d’admiration ou démarche audacieuse d’un quidam masculin…

Souvent, ces jeunes égéries d’une mode communautaire revisitée vont par paire avec une compagne de déambulation vêtue à l’occidentale, ce qui ne manque pas d’exciter curiosité et expectative.

Ces nouvelles madones ne sont pas les nouvelles prosélytes de l’, poussées dans les rues par des imans imaginatifs et communicants. Leur démarche ressemble davantage à une nouvelle fierté de la différence qui s’exprime avec effronterie ou même arrogance.

23 octobre 2013

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