Notre ministre de la Justice fait encore parler d’elle aujourd’hui, encore une fois pour éviter du travail aux juges, paraît-il, surchargés.

Il s’agit maintenant de supprimer purement et simplement les juges de la procédure de divorce par consentement mutuel. Le greffier (pas le chat, bien sûr) sera le seul garant de la procédure, ce qui fait bondir les avocats spécialistes de la famille. On peut d’ailleurs se demander si cette décision est bien constitutionnelle… Déjà que nous avons les P.-V. automobiles qui sont devenus automatiques, sans aucune possibilité d’appel, où va-t-on ?

La télévision nous a imposé depuis bien longtemps les émissions en boîte pour éviter le direct, Christiane Taubira est en train de nous inventer la justice automatique sans juge. Les délinquants ne seront plus jugés mais grondés avec les gros yeux, les condamnés éventuels (ceux qui verront un juge) n’iront pas en prison, et les couples pourront se séparer sans aucune autre forme de procès qu’un dossier bien ficelé.

Tout ceci procède d’une volonté affirmée de détruire les bases de notre société, la machine est en route et ceux qui ne veulent pas y croire déchanteront. D’un côté, nous avons la déconstruction des enfants avec les théories fumeuses du gender défendues par des féministes acharnées et idéologues, de l’autre une Education nationale qui veut prendre la place des parents pour « éduquer » avec la parole socialiste. Enfin, la justice mise à mal par tout ce qui se prépare et qui nous réserve des lendemains qui seront de plus en plus difficiles.

Ne croyez pas que ces mesures soient là pour aider les couples déjà formés et leur permettre des économies. Le ministre de la Justice, la famille « normale », elle s’en fout ! C’est uniquement parce que le mariage pour tous, avec l’adoption pour tous et la PMA, sont des idéologies qui doivent être totalement facilitées. L’État s’est rendu compte que ses pauvres petits protégés LGBT allaient être obligés de divorcer « comme tout le monde » après le mariage pour tous. Il y en a même déjà eu, des divorces, et là, les juristes sont un peu dans l’impasse. L’imbroglio provoqué par cette réforme de la famille, profonde et destructrice, n’a pas été prévu dans le Code civil.

Nous sommes donc bien en face d’une disposition qui est prise pour ceux qui se sont mariés à la va-vite après la nouvelle loi et qui rechignent à payer le prix nécessaire de leur divorce. De plus, un juge irait peut-être chercher des choses qu’il ne faut pas voir aujourd’hui. Vous connaissez la phrase « après moi, le déluge », c’est ce que pratique notre gouvernement en ce moment.

Alors, loin de se préoccuper de ce que cette mesure peut poser comme problème pour les gardes d’enfant, les partages de patrimoine et autres choses importantes dans un divorce (même par consentement mutuel), l’urgence est de permettre aux homosexuels qui réfléchissent après le mariage pour tous de le faire à moindre coût.

Je me pose la question : combien de ministres sont militants LGBT ?

4 janvier 2014

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