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Armées - Editoriaux - Justice - Politique - 31 octobre 2015

Apologie de la bestialité

Le 12 février 2013, les avaient créé un trouble à l’ordre public dans l’église Notre-Dame de Paris lors du jubilé du 850e anniversaire de la cathédrale, monument pourtant inscrit dans ces rives de la Seine de Paris répertoriées au patrimoine mondial, édifice symbolisant un Paris chrétien que le roman de Victor Hugo a contribué à faire connaître dans le monde entier et qui a engendré de nombreux films (avec Gina Lollobrigida et Anthony Quinn, ou encore Richard Berry et Patrick Timsit, pour résumer sommairement) et des comédies musicales, sans oublier un dessin animé des studios Disney !

Ce même monument a vu la cloche Marcel vandalisée le même jour, des morceaux de feuille d’or ayant été involontairement retirés par ces militantes extrémistes armées de bâtons, frappant la cloche, seins nus, devant l’attroupement des fidèles et des curieux venus fêter la cathédrale. Mais ces neuf militantes ont été relaxées par le tribunal correctionnel de Paris et même par la cour d’appel de Paris le jeudi 29 octobre 2015 ! En revanche, deux surveillants de la cathédrale, qui ont rétabli l’ordre troublé par ces furies d’une autre époque, ont été condamnés à une amende avec sursis ; le troisième surveillant a tout de même été relaxé…

Sommes-nous donc “protégés” par la loi des personnes qui sèment le trouble et la discorde ou des personnes qui agissent sur le terrain pour faire respecter l’ordre ? Car, enfin, le message des Femen peut être assimilé à un message de haine, puisqu’elles marquaient alors, dans un lieu historique, mais aussi cultuel, leur contentement devant la renonciation du pape Benoît XVI en arborant sur leur poitrine « Pope No More » ou encore « Pope Game Over », « Crise de foi » : en quoi la renonciation d’un pape qui ne parlait que d’amour, de confiance et de miséricorde, à l’instar du Christ lui-même, pouvait-il choquer à ce point ces jeunes femmes ? Quel message de paix est-on censé comprendre ? Et quel message le tribunal de Paris et sa cour d’appel nous délivrent-ils ? C’est Thierry Mariani qui le résumait en ces mots le 10 septembre 2014 dans un tweet : « Bel encouragement à tous les provocateurs », ce qui semble résumer l’ensemble de la politique gouvernementale d’aujourd’hui.

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