Antoinette Montaigne. Avouez que c’est la classe, de s’appeler comme ça : ça sent la France à plein nez !

Mais dans le cas de cette personne, pas tant que ça, en fait. Conseillère municipale de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) depuis 2008, madame vient d’être promue… ministre de l’Information en Centrafrique !

Élue de la République, donc, mais d’un peu partout. Là, on est en plein « mercato » : comme quand les clubs de foot s’échangent leurs mercenaires en plein milieu du championnat. Ça n’émeut plus personne. Antoinette, 49 ans, nous apprend France Info, vit en France depuis 23 ans. Suffisamment pour s’intégrer ? Pas tout à fait, car l’élue confie « n’avoir jamais quitté la centrafricaine »

Selon Le Figaro, « engagée dans plusieurs associations depuis la France, présidente du Conseil des Centrafricains de l’étranger et des élus de la diversité, Antoinette Montaigne a également créé Zagaro Montaigne et DIPE Coaching & Consulting, deux associations de soutien aux populations africaines ». Je dois être un sacré réac horriblement xénophobe, mais je pensais que des élus de la République française, même conseillers municipaux — et surtout conseillers municipaux –, devaient s’occuper (essentiellement) de leurs concitoyens français.

C’est ce lundi qu’Antoinette apprend avoir été nommée ministre dans le gouvernement de transition de son pays d’origine. Alors, celle qui dans sa commune était « déléguée à la médiation juridique et sociale et à la coopération décentralisée » (sic) n’hésite pas une seconde et « devrait rejoindre la Seine-et-Marne pour quelques jours, et annoncer au maire et à l’équipe municipale sa décision de conserver ou non son poste de conseillère municipale ». Oui, vous avez bien lu, elle va peut-être cumuler !

On imagine que les cas d’appels au large de ces double, voire triple nationaux — qui deviennent monnaie courante aujourd’hui — risquent de se reproduire de plus en plus fréquemment à l’avenir. Ainsi, on verra peut-être un jour Eduardo Rihan-Cypel, le sémillant député libano-polono-brasiliano-français, être appelé du côté de Brasilia par la présidente Rousseff, ou encore le député Seybah Dagoma, adjointe de Delanoë, recevoir une offre du régime de N’Djamena. D’origine tchadienne, qui plus est membre fondatrice de l’association antifrançaise Terra Nova, cela ne devrait pas lui poser de problème.

Comme disait ce mercredi (sur LCP) le député socialiste Thierry Mandon, on ne va quand même pas rester bêtement dans « nos pauvres frontières nationales » ! Qu’est-ce qu’ils l’aiment, notre France, ces gens-là !

31 janvier 2014

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