Au Conseil de Paris, les passes d’armes se succèdent et… se ressemblent. Les protagonistes ne changent pas plus que le sujet de fond : en cause, la gestion désastreuse de la capitale dénoncée par Rachida Dati, présidente du groupe Changer Paris, face à une qui, en guise de réponse, se contente de ricaner.

Ainsi, une nouvelle fois, ce mardi 15 novembre, le maire du VIIe arrondissement a dénoncé le dernier coup en traître du maire de Paris. S’en est suivi un dialogue surréaliste :

Rachida Dati – « Alors que les conseillers de Paris ne disposaient ni du rapport ni d’aucune information en ce sens, vous avez décidé, je dois le dire, de manière un peu honteuse, de manière un peu cachée, par un tweet, d’une augmentation de 52 % de la taxe foncière. Mais quel mépris, mais quel irrespect ! Oui, ça vous fait sourire, mais ça ne fait pas sourire les Parisiens. Alors que vous avez déjà augmenté de 25 % les recettes fiscales depuis 2013, qu’en avez-vous fait ? Alors que les bases cadastrales augmentent de 7 %...
Anne Hidalgo – Vous avez trois minutes…
RD –… l’an prochain…
AH – Vous avez terminé. Je vais rappeler la présidente de groupe au règlement…
RD – Dès que ça vous gêne, vous en appelez au règlement !
AH –Je vais rappeler la présidente de groupe au règlement… pour non-respect du règlement...
RD –Respectez votre parole. Nous refusons d’être complices des braquages des Parisiens que vous allez encore commettre. Vous ne respectez rien.
AH – Vous continuez à ne pas respecter le temps de parole qui vous est alloué…
RD – Vous avez raison, souriez, parce que ce sont les Parisiens qui vont payer, maintenant !
AH – Oui, je souris parce que je vous rappelle au règlement car vous avez très largement dépassé le temps de parole qui vous est imparti…
RD –Nous ne serons pas complices, ni de ce braquage, ni de cette trahison. »

Le groupe Changer Paris – qui réunit les élus républicains, centristes et indépendants – a alors quitté la salle.

Anne Hidalgo, elle, imperturbable, a continué de sourire. Pas question de répondre sur le fond, encore moins de s’expliquer. La dame est bien au-dessus de ça. Rien ne la touche, pas plus son score de 1,75 % à la dernière que le gouffre abyssal dans lequel elle a plongé les finances de la capitale. Pour parler franc, on dirait qu'elle s’en fout.

Le maire de Paris fait partie de cette génération qui estime n’avoir de comptes à rendre à personne et toise ses adversaires avec une morgue insupportable.

Les sept milliards de dette qui pèsent sur la ville ? Le suivant épongera. Paris massacrée ? Au moins, on se souviendra d’elle. Les centaines de clochards et les milliers de qui vivent dans la fange ? Dans l’état où est la France, quelle importance…

Après vingt et un ans passés à la mairie (elle fut première adjointe de en 2001), se dit sans doute qu'après elle, le déluge. Elle va finir de saccager Paris, nous plonger plus encore dans la ruine avec les Jeux olympiques… tout cela glisse comme l’eau sur les plumes d’un oiseau.

Quoi qu’on lui dise, ricane. Elle le sait : en politique, les Français n’ont pas de mémoire. Alors…

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16 novembre 2022

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29 commentaires

  1. Parlant de notre Capitale , lorsque Anne Hidalgo dit «  ma ville » , c’ est à pleurer de rage . Et oui , nous sommes bien passés au temps des imposteurs…

  2. Ça se passe ce matin :
    Paris votera jeudi une subvention de 100 000 € à SOS Méditerranée. (Article FDS-Le Figaro).
    Faut bien trouver du pognon pour les futurs campeurs parisiens.

  3. Hey, les parigots, vous l’avez voulue, élue et réélu la Hidalgo ! Alors faites en bon usage et ne venez surtout pas vous plaindre.

  4. Les bobos qui ont voté Hidalgo apprécieront : alors que la ville a 7 milliads de dette et que, malgré toutes ses promesses de campagne, elle leur balance 52% d’augmentation de la taxe foncière, elle trouve les moyens de débourser 100 000 €uros pour faire venir des migrants qu’on va retrouver, une fois l’émotion passée, dans des abris de fortune le long du canal St Martin, sur la colline du crack, à Calais ou, pour les plus jeunes, livrés à ka prostitution dans les bas fonds de la capitale… Et ils appellent ça « action humanitaire »…

  5. Bof ! quelle importance : après tout ce personnage élu par des Parisiens pratique les mêmes méthodes désastreuses que le patron de la France Macron, lui élu par des Français – Où va se nicher la solidarité politique ou le principe de l’exemplarité …?

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