Angela Merkel a toujours été première. Première de sa classe d’école primaire, première aux examens en faculté, première de son parti, première aux élections. Sa réussite est le fruit d’un esprit scientifique mûri par l’abnégation et le labeur. Elle incarne la revanche de l’Allemagne de l’Est sur un destin cruel, la revanche de la raison sur la passion. Au cours de son enfance, elle réussit l’exploit de satisfaire de la même façon son père pasteur protestant et ses professeurs communistes. Il n’était pourtant pas simple d’être la fille d’un religieux dans la RDA communiste et sécularisée. Longtemps louée pour sa capacité à réussir la synthèse des différentes tendances politiques allemandes, héritée probablement de sa jeunesse est-allemande, Angela Merkel peine néanmoins à faire consensus aujourd’hui. Pomme de discorde, sa politique migratoire est mise en cause en Europe et, désormais, au cœur même des institutions allemandes. Cette scientifique brillante aurait-elle perdu sa faculté à la raison qui fut jusque-là sa meilleure alliée ?

Quel démon pousse la chancelière à vouloir accélérer aussi brutalement la submersion migratoire de l’Allemagne, et par là même de l’Europe entière ? Est-ce pour satisfaire aux demandes d’une partie du patronat allemand qui entend toujours jouer à la baisse sur les salaires ? Est-ce pour répondre à une idéologie toute personnelle, issue du métissage du luthérianisme paternel et de l’internationalisme soviétique, par nature internationaliste et cosmopolite ? Difficile à dire, mais le résultat est effrayant. Y compris pour nous, pauvres Français. D’ailleurs, Angela Merkel aurait dû faire sous-titrer son allocution du Nouvel An dans la langue de Molière, comme elle l’a fait pour la langue de Mahomet dans un geste surréaliste. Nos dirigeants lui sont totalement inféodés, et les germanistes ne sont plus légion au gouvernement depuis le départ de Jean-Marc Ayrault.

Heureusement, un vent nouveau, un vent contestataire se lève à l’est du continent. Polonais, Hongrois ou bien encore Slovaques montrent les dents. Ils n’entendent pas perdre leurs identités millénaires dans le grand maelström multiculturel souhaité par Berlin. Ils n’entendent pas non plus être les laquais d’une Allemagne en déclin, incapable d’enrayer le vieillissement de son pays sans faire appel à une immigration massive extra-européenne. Si la France de François Hollande est acquise à Berlin, ce n’est pas le cas de la Hongrie d'Orbán.

Au sein même de la Fédération allemande, des voix discordantes se lèvent. Au premier rang des rares opposants à la folie immigrationniste qui s’est emparée d’Angela Merkel se trouve le 20e ministre-président de Bavière, Horst Seehofer. L’homme est pourtant très raisonnable, et l’on peut même dire qu’il n’est pas encore à la hauteur des enjeux lorsqu’il demande la fixation d’un plafond chiffré (200.000 individus par an) afin de limiter l’accueil des réfugiés sur le sol allemand. Une politique cependant beaucoup trop dure pour madame Merkel, qui espère accueillir toute la misère du monde en Europe. En 2015, l’Allemagne a accueilli pas moins de 1,1 million de « migrants ». Certains, comme le susnommé Horst Seehofer, prétendent même que l’Allemagne aurait accueilli au moins 1,5 million de « migrants » en 2015 ! Combien se trouvent de potentiels terroristes dans ce nombre ?

Il est temps qu’Angela Merkel soit recadrée, il est temps qu’elle revienne à la raison qui fut longtemps sienne. Il en va du salut de notre continent, déjà très affaibli, et aujourd’hui mis en danger de mort par cette dame.

80 vues

3 janvier 2016

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.