Il y a un an, presque jour pour jour, deux rétrécis du bulbe d’origine tchétchène faisaient sauter une couscoussière lors du traditionnel jogging de Boston, . En préambule, saluons les morts, les blessés et leurs familles. Bon, ben voilà qui est fait.

Ce lundi, les Bostoniens avaient donc décidé de continuer à courir, sous haute protection policière – 3.500 pandores caparaçonnés. Et un coureur, interrogé par Le Figaro, de déclarer : « Je ne savais pas à quoi m’attendre mais à chaque kilomètre, les gens nous encourageaient, et cela m’a aidé à finir. C’était tellement bien, même durant la course, de faire ça pour la ville. »

Splendide… On dirait du Philippe Muray ou du Forrest Gump… Le mec, il court. Pourquoi, il ne le sait pas vraiment – en fait si, tel que « révélé » par France 2 ce lundi soir, ils courent « pour la liberté ». Comme Forrest Gump, on vous dit.

Après, quitte à courir, autant le faire pour ces adolescents dingos qui défouraillent à tout va dans les collèges ou les fast-foods. Pour qui ? Pour quoi ? À une époque, c’était à cause du rap. Puis du satanisme présumé d’un Marilyn Manson – qui ne vend plus un disque depuis dix ans, soit dit en passant. Voire même de la NRA, le lobby « pro-guns ». Ou de l’extrême droite locale qui a récemment fait un carton plein devant une école juive. Bref, comme Forrest Gump, ça court mais ça tourne en rond.

En revanche, il est un fait plus qu’intéressant à noter. Celui d’une mentalité américaine à nulle autre pareille. Mentalité d’assiégés : les Martiens vont nous envahir, puis les communistes, puis les communistes martiens. Après, les méchants Russes et les vilains Arabes, musulmans tant qu’à faire. Et, cerise sur le hamburger, le Français, emblématique figure du mal dans l’imaginaire hollywoodien. Mais, comme il se doit et à chaque fois, l’ est là ; son président au premier rang, qui s’en va botter le cul des Martiens franco-communistes et russo-islamistes au faciès vaguement arabo-musulman. Et les USA sont sauvés, et la planète au passage, parce qu’ils le valent bien et que, généralement, l’Obama du moment est aux commandes d’un avion supersonique qui te nique ta race. Ne riez pas, c’est dans Independence Day de Roland Emmerich, cinéaste d’origine allemande, mais ayant manifestement anticipé une nouvelle collaboration à l’envers.

En attendant, le seul Mexique connaît chaque jour plus de morts que dans l’Irak, la Syrie, la Libye et l’Afghanistan réunis. Pour ces quatre derniers pays, on connaît le coupable du carnage permanent, les États-Unis et leurs alliés saoudiens. Pour le premier ? Les USA, encore. En effet, lors du renversement du tyranneau Somoza, au Nicaragua, Ronald Reagan, histoire de financer les Contras, fit passer l’industrie du coca dans la région du stade artisanal à celui d’industrie ; merci la CIA.

De manière concomitante, alors que Boston pleure sur les misères de ses joggeurs, Gaza agonise. D’un côté, Israël leur interdit le reversement de taxes pourtant légitimement dues. De l’autre, les putschistes égyptiens viennent de fermer les derniers tunnels qui permettaient naguère à ce ghetto à ciel ouvert de survire encore un peu. Ils n’avaient rien ? Maintenant, ils ont moins que rien. Et eux ne peuvent s’offrir le luxe de courir devant les caméras aux heures de grande écoute.

À Boston, on a donc couru. Pour qui ? Pour quoi ? Pour rien. Si le regretté Philippe Muray avait vu ça, ce n’est pas à cause d’un cancer qu’il nous aurait quittés ; mais juste pour avoir crevé de rire.

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