Amsterdam : la dérive verte s’accélère. Bientôt en France ?
Ce n’est pas une suggestion, ni même une recommandation. C’est une interdiction formelle prise le 22 janvier dernier et qui vient d’entrer en application ce 1er mai : dans la ville d’Amsterdam sont désormais interdits d’affichage la viande, les voyages en avion, les croisières en bateau et les véhicules à moteur thermique.
Le pet des vaches comme le kérosène ?
Donc, dans la capitale touristique des Pays-Bas, ce beau pays des tulipes, des coffee-shops et des prostitué(e)s en vitrine, il est désormais interdit de « promouvoir les produits fortement émetteurs de gaz à effet de serre dans l'espace public ».
Amsterdam est la neuvième ville du pays à prendre cet interdit, déjà en vigueur, notamment à La Haye. Pour l’instant, il s’agit seulement d’interdictions d’affichage dans l’espace public, soit dans les rues, les stations de métro et les gares. Le boucher peut encore vanter dans sa boutique la qualité de ses côtelettes et de ses saucisses, l’agence de voyage faire la promotion des croisières gay-friendly, mais on devine bien que ça ne durera pas.
L’objectif louable, on le devine, étant de lutter contre les désordres climatiques présents et à venir, les mouvements écolos s’en félicitent. Ainsi, pour Reporterre, « le média de l’écologie », c’est « la fin d’un feuilleton commencé en 2020, avec des rebonds judiciaires, l’industrie du tourisme ayant attaqué la décision ». Le tribunal a tranché en s’appuyant sur le droit européen, lequel stipule qu’« une municipalité peut imposer des restrictions à la publicité si celle-ci porte atteinte à des intérêts publics tels que la santé et le climat ».
À ce sujet — Il faut manger de la viande !
Et la viande, dans tout ça ? En quoi porte-t-elle atteinte à la santé et au climat ? Sauf à considérer que le pet des vaches, des bœufs, des chèvres, des brebis et des tendres agneaux cause autant de ravages dans l’atmosphère que le kérosène des avions et la bêtise humaine, on ne voit pas ce qui justifie d’interdire sa promotion. Au nom de la défense de la cause animale, cela peut encore s’entendre, mais pas avec cet argument.
On remarque, d’ailleurs, que Reporterre ne donne aucune justification à l'arrivée de la viande entre le kérosène et les moteurs thermiques, relevant simplement « les alertes de nombreux experts sur les ravages écologiques de la publicité, les tentatives pour la réguler, notamment via la proposition de loi anti-fast fashion ».
Encore la faute à l’extrême droite !
Nos voisins hollandais s’appuyant sur les directives européennes, on peut craindre la contagion. Déjà, Paris et Lyon tentent de restreindre la publicité… et parfois y parviennent lorsqu’il s’agit d’empêcher celle des livres de Bardella, Villiers et autres Zemmour. Sans qu’on comprenne bien le rapport, on nous explique que ces interdictions sont prônées, en France, au nom de la loi Climat et Résilience. Votée en 2021, celle-ci encadre les allégations publicitaires ayant trait au climat. C’est ainsi que les associations environnementales (Les Amis de la Terre France, Greenpeace France et Notre Affaire à Tous) ont fait condamner TotalEnergies pour sa campagne de communication lancée en 2021. L’entreprise s’y présentait comme « un acteur majeur de la transition », mettant en avant une « ambition de neutralité carbone d'ici 2050 » (ou « net zéro 2050 »). Mensonge, ont dit les plaignants, accusant TotalEnergies d’avoir « recouru au champ lexical des énergies renouvelables pour désigner le gaz fossile ». Soit des allégations « fausses et susceptibles d'induire en erreur le consommateur sur la portée des engagements environnementaux ».
Pour Reporterre, le mal est plus simple à définir : c’est moins le pet des vaches ou le gaz fossile que l’extrême droite. « En France, l’extrême droite progresse dans de nombreuses villes et dans l’espace médiatique », nous disent ces écologistes de l’Apocalypse. « Ailleurs, un néofascisme assumé gagne du terrain : l’extrême droite poursuit son ascension sur le continent américain et pèse sur les décisions du Parlement européen. Ici, on rase des hectares de forêts, on bétonne des montagnes, on éventre des collines. Là-bas, on bombarde des sites pétroliers, on extrait, on fore toujours plus. Le désordre est global mais ses conséquences sont toujours locales. Et la menace est écologique autant que démocratique. »
Voilà pourquoi il ne faut pas mettre de véritable viande dans votre assiette et finir de tuer l’agriculture française. À la côte de bœuf, de porc ou d’agneau, nos amis verts préfèrent les substituts « à base de soja, de blé, de céréales, de petits pois, de plantes photosynthétiques diverses, de cultures bactériennes ou fongiques (sic) qui sont dénaturées par traitement chimique et mécanique pour obtenir un produit ayant la forme d'une viande qui est ensuite aromatisée ». Plus écolo encore, le bioprinting [bio-impression, NDLR], soit de la fausse viande fabriquée par imprimante 3D. Enfin, arrive en Asie la « viande cultivée ». Elle est constituée de « protéines animales issues de cellules souches placées dans des cuves de culture ». C’est bio, c’est sain, ça se mange sans faim.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































63 commentaires
On est entouré de fous. Je n’aime ni les fast food et ses horreurs ni le bio de type tofu. Pendant des siècles, on a dégusté de la viande et des plats tels que le boeuf bourguignon, et l’on veut nous faire avaler des choses bizarres.
N’avons-nous pas assez d’idioties en France -une avalanche intarissable – pour aller chercher celles des Hollandais ?
Allez, je vais préparer un bœuf bourguignon!
Voilà le résultat du lavage de cerveau planétaire par des annonces apocalyptiques du GIEC. Des gens sincèrement effrayés sont amenés à imaginer des mesures farfelues qui pourraient faire rire si elle n’étaient pas des précurseurs du totalitarisme. Au plus haut niveau des états on commence d’ailleurs à s’en inquiéter.
Laissez donc les gens et les animaux péter à leur guise… Il vaut mieux « péter de santé » que mourir de faim…
Nous vivons dans un monde devenu complètement fou!…Et c’est pire de jour en jour…
A force de se faire des nœuds au cerveau, ces pauvres écolos vont finir par asphyxier le seul neurone qu’il leur reste.
Le consumérisme est la grand frère de la publicité dans une humanité de « moi je » de plus en plus crédule, de moins en moins éduqué et de plus en plus dopé aux anxiolytiques et autres cocktails décérébrants. Tout ça ne vaut pas un bon steak de viande française.
Un grand bravo et prix de l’humour pour la dernière pub Grand Frais « côtes de bœuf et spationnaute » … !
je vais ranger mon barbecue et ma plancha !!! Et nous n’allons pas tarder à « brouter »
Non, par pitié, non…brouter de l’herbe provoque une accumulation de gaz qui une fois émise détruit l’environnement. En réalité il faudra mourir de faim pour sauver la planète et les écolos imbéciles qui sauront se planquer pour survivre.
Merci pour votre remarque ,je n’avais pas pensé aux effets néfastes de « brouter » !!
L’autoritarisme s’insère insidieusement partout. En France nous tendons vers le pouvoir monarchique des bourbons: plus de parlement, plus de gouvernement, médias aux ordres, népotisme et prévarication, conflits d’intérêts, + pensée « unique » sur un fascisme fantasmé… les conditions sont réunies.
Le problème, pour les Hollandais, c’est qu’une fois qu’il seront revenus à l’âge de la pierre, la géographie de leur pays n’offre pas beaucoup de grottes ou de cavernes où ils pourront trouver refuge… De nouveaux futurs migrants pour nous ?
a l’origine lesHollandais étaient des marins…. souhaitons que leur gènes s’en souviennent !
Le délire de la tulipe.
Ah ces bataves, que des « mabouls »
S’imaginer qu’on lutte contre des produits disponibles, autorisés et souhaités par une bonne partie de la population en interdisant de révéler leur existence est révélateur de la confusion entre l’agitation et l’activité, signe évident d’une déficience mentale généralisée de la caste au pouvoir.
J’ai la délicatesse de ne pas signaler que ce pays est le paradis de la came, de la prostitution et de la pornographie. A chacun ses priorités après tout.