Pourquoi nous allons perdre face aux migrants et au djihad

De prime abord, on a envie d’en rire. Puis on s’énerve devant tant de naïveté, et finalement on s’alarme. On s’alarme devant cette évidence : nous allons perdre face aux migrants et au djihad. Pourquoi ? Parce que nous faisons de nos enfants chéris des bataillons de dégénérés.

C’est le fruit d’une « étude scientifique » qui nous vient de la prestigieuse université de Boston et que relaie, ce lundi matin, le site Atlantico : « La science le prouve, l’école oblige nos ados à se lever trop tôt pour la santé de leur cerveau. » Plus précisément : « Entre un début des cours tôt le matin, aussi bien au collège qu’au lycée, et une tendance plutôt naturelle des adolescents à se coucher tard, le manque de sommeil paraît inévitable, avec des conséquences dommageables sur leur état de santé général. »

Je résume : les ados se couchent tard, passent la moitié de la nuit à tweeter des débilités ou à en regarder, ce qui fait qu’ils manquent de sommeil et piquent du nez le matin au lieu de suivre les cours. S’ensuivent des « problèmes comportementaux », à savoir manque de concentration, addictions diverses, agressivité, « syndromes dépressifs », voire comportements « à risque ». Autre grande découverte qui devrait valoir un Nobel à son brillant théoricien, sont davantage touchés « ceux dont le chronotype est “tardif”, c’est-à-dire ceux qui ont une propension naturelle à se coucher plus tard, plus impactés par cette forme de désynchronisation que ceux qui ont tendance à se coucher plus tôt, par la nécessité de se lever tôt pour aller en cours ».

Bienheureux, donc, les enfants de Cro-Magnon qui n’étaient pas touchés par la désynchronisation des rythmes biologiques, pas sollicités par leurs smartphones et leurs tablettes, pas obligés de se vautrer sur de molles banquettes pour soutenir leur squelette défaillant, pas tentés de picoler jusqu’au coma éthylique pour combler la vacuité de ce temps ni contraints de sortir dans le froid pour s’en griller une à 12 ans. Et bienheureux, sans doute, les jeunes poilus partis vivre l’enfer dans les tranchées de 14, voilà tout juste un siècle.

Enfant, mon père traversait chaque matin la ville pour aller servir la messe de 6 heures. Rentrait à la maison prendre un petit déjeuner puis repartait à l’école. Le jeudi, il allait au patronage : traversée de la ville jusqu’à l’école Saint-Joseph, puis 8 km pour rejoindre l’institution au milieu des bois, jeux toute la journée et retour à pied en chantant… Orphelin à 13 ans, il dut quitter le collège pour entrer en apprentissage : ouverture de l’atelier à 7 h.

Quant à nous, la génération suivante, on avait cours du lundi 8 h au samedi 17 h. Le jeudi, jour de repos, je prenais le train à 5 h 30 pour être au conservatoire de Tours à 8 h.

Ce n’était pas l’esclavage, ce n’était que du bonheur ! Le goût de l’effort. La récompense de ce que l’on obtient en s’étant battu.

Attentive à la santé psychique et au bonheur de nos têtes blondes, Najat Vallaud-Belkacem imposera peut-être bientôt de nouveaux horaires : début des cours à midi. Jusqu’à 18 ans, bac obligatoire pour tous, au chaud contre le radiateur.

Mais voilà, des centaines de milliers de crève-la-faim nous arrivent de toute part. Des gens qui ont bravé le chaud, le froid, la faim, parfois la torture et la guerre, toujours les pires dangers. Ils ont couché dehors, vécu dans la boue, dormi dans la jungle ou sous le métro parisien, enduré la souffrance physique et morale, vu les leurs mourir à fond de cale dans un rafiot qui prenait l’eau.

Alors imaginons que ceux-là, demain, se lèvent en masse : que pèseront, face à eux, tous ces pauvres gosses incapables de se lever, de bouger, de s’arracher à la léthargie mortifère où notre lâcheté les enferme ?

À lire aussi

Golfe-Juan : les eaux usées de Sa Majesté saoudienne polluent la plage

Ça pue grave, même, au point qu’on a dû interdire durant trois jours la plage aux manants.…