Enfin !

Depuis quelques mois, je proposais à divers ou radios – un projet qui aurait consisté à poser à un certain nombre de personnalités une seule question, mais celle qui fâche, qu’on n’ose jamais formuler. C’était, à chaque fois, des réponses dilatoires ou franchement négatives. Avec présomption sans doute, je continuais à penser qu’il y avait dans mon envie une mine à creuser et le hasard qui est parfois bienveillant m’a facilité les choses.

En effet, grâce à une idée lumineuse de mon plus jeune fils et à l’assistance technique efficiente d’un neveu par alliance, j’ai pu, à partir d’aujourd’hui, mettre en ligne une d’entretiens vidéo qui pourront, dès publication de ce billet, être consultés et visionnés sur ma chaîne YouTube.

ou, plus simplement, en tapant sur le site YouTube.

[…] J’étais probablement arrivé à un tournant de mon existence où, après avoir fourni des réponses en tentant toujours de les imprégner de sincérité, parfois au risque de la provocation – mais la vérité est rarement raisonnable ! -, j’éprouvais plutôt le désir de questionner, d’interroger, de laisser parler, de découvrir. Combien de fois, passionné par les émissions politiques et/ou culturelles, sérieuses ou de divertissement, même sportives, j’avais été frustré parce qu’il me manquait des éclairages essentiels, des réponses nécessaires, tout simplement parce que les journalistes n’avaient pas su, pu les faire advenir ou qu’ils les avaient trop vite réduits à la portion congrue par des interruptions intempestives et inutiles qu’ils confondaient avec l’intelligence de la contradiction ou l’audace du sujet. […]

[…] Les classiques, les sulfureux, les atypiques, les emblématiques, les discrets, les “grandes gueules” comme les délicats seront, s’ils le veulent bien, dans mon vivier à partir du moment où ma dilection parfois paradoxale pour eux me les aura recommandés. Je peux leur garantir une écoute équitable, un questionnement urbain et, je l’espère, une curiosité de bon aloi. Au fond, je voudrais pouvoir montrer comment, à l’intérieur d’eux-mêmes, ça marche. Rien de plus extraordinaire que d’entrer dans la “machine” humaine pour que cette dernière nous guide vers là où il lui plaît de nous emmener.

Je ne pouvais pas rêver d’une plus éclatante tête de série qu’ qui m’a fait l’honneur, grâce à l’entremise de mon amie, la brillante et nécessaire , de m’accorder ce premier entretien qui dure 38 minutes. Je l’ai entendu, retrouvé, écouté avec cette impression bienfaisante que je ne m’étais pas trompé dans mon admiration et qu’il offrait en toutes circonstances un élan, une sincérité, une profondeur, la passion de scruter au plus près la vérité, la complexité du monde, de la , une aptitude indépassable au langage – heureusement, il n’y a pas un Finkielkraut pour le commun et un pour les médias, mais un toujours, pour tous.

D’autres suivront, que j’ai sollicités et qui m’accorderont, s’ils le veulent bien, leur confiance.

Au moins, ma tête de série ne les dissuadera pas de me suivre.

Extrait de : Alain Finkielkraut tête de série !.

17 novembre 2013

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Philippe Bilger : « Éric Dupond-Moretti est devenu un homme politique classique pour le pire : il viole une promesse et est devenu un ministre timoré »

Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a présenté sa réforme de la justice en 36 proposit…