Ayant soutenu le Mouvement citoyens genevois (MCG) et le Front national dans un entretien donné au journal suisse Le Matin (voir nos articles précédents), Alain Delon vient de se voir reprocher ses prises de position par le Comité Miss France. En effet, étant jusqu’à présent son président d’honneur à vie, la star – qui n’a jamais perçu la moindre somme d’argent due à cette fonction – ne devrait ainsi plus pouvoir dire ce qu’il pense de la politique de son pays ?

C’est ce que pense la Miss France, qui s’est donc crue obligée de publier un communiqué de presse le 11 octobre dernier, affirmant qu’elle « ne s’associait pas aux propos tenus » par l’acteur, puis ajoutant que « l’élection de Miss France est un événement et une grande émission de divertissement populaire qui réunit tous les Français, et qu’elle est, par nature, à l’écart de toute prise de position politique. […] M. Delon a été choisi par la société Miss France uniquement pour son parcours d’acteur et sa stature internationale. » Cette mise au point s’imposait-elle ? Évidemment pas ! Les propos d’Alain Delon n’engagent que lui seul.

D’ailleurs, la réponse du Samouraï ne s’est pas fait attendre : « Votre Comité a cru bon de réagir publiquement, avec véhémence, à mes propos sur la politique de la France. Vous en avez parfaitement le droit. Mais ce n’est pas vous qui me lâchez, c’est moi qui pars… » Et d’ajouter, fort opportunément : « Votre polémique est aussi absurde que narcissique et obsessionnelle. Votre attitude est un mépris à l’égard de votre public qui est en droit de voter pour qui il veut, un déni de réalité manifeste. […] Par conséquent, je me démets officiellement de mon titre de président d’honneur à vie du Comité Miss France. (…) Vous conseillerais-je de contacter les acteurs Charles Berling ou Richard Berry, qui, eux, semblent partager vos idées ! »

Mais au fait, en dehors du petit carré des bien-pensants parisiens, les Français accordent-ils un grand crédit à des comédiens de seconde catégorie comme Charles Berling et Richard Berry ? D’ailleurs, la directrice générale de la société Miss France, Sylvie Tellier, après avoir « pris acte » de la décision de l’acteur, a affirmé qu’elle prévoyait de « revenir au principe d’un président annuel. […] Nous avions créé cette fonction de président à vie [en 2011] pour lui. On ne va pas le remplacer. On ne remplace pas M. Delon… » Tout est dit. Quant à Mme Geneviève de Fontenay, ex-présidente du Comité des Miss France, connue pourtant pour ses opinions de gauche qui n’ont, elles, jamais fait l’objet d’une quelconque remontrance, elle s’est distinguée par une liberté d’esprit appréciable en faisant remarquer à tvmag.com le 14 octobre : « Je n’ai pas à juger Alain Delon, ses convictions ne regardent que lui. C’est sa liberté. » Enfin, on souffle un peu…

21 octobre 2013

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