Sur les plateaux télé et à la radio, on demande aux invités ce qui attise la montée du Front national. Et les beaux esprits de nous dire « la frilosité », « la peur »… et autres fadaises généralistes qui noient le poisson.

Mais nous n’avons jamais droit aux commentaires sur les événements emblématiques qui peuvent être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ainsi, faire l’honneur de donner à la rue d’une ville de France le nom par ailleurs peu mémorisable de ces deux adolescents poursuivis par la police et dont la accidentelle a provoqué trois semaines d’émeutes qui ont coûté cher au contribuable et à notre réputation à l’étranger fait forcément bouillonner de colère une partie des Français. On les entend déjà dire : « Là, on va trop loin. »

Trop loin, on y est depuis longtemps, et l’exaspération menant à un bulletin de vote reste franchement gentille et parfaitement démocratique, même si ceux qui basculent FN sont montrés du doigt comme beaufs et incultes par les journalistes et politiques bobos parisiens.

Les manifestations extrêmes révélatrices du mal-être dramatique de certains vivant l’envahissement et le changement de population comme un viol que l’on ne peut venger que par un acte barbare mais symbolique, quitte à y laisser sa peau, ces manifestations restent toujours occultées ou psychiatrisées.

Ainsi, récemment en Suède, un jeune homme est entré dans une école dont les élèves étaient en majorité d’origine étrangère, et a attaqué au sabre, faisant deux morts et des blessés. Cet acte, certes infiniment condamnable, aurait dû être analysé par les pour comprendre comment certains en arrivent à ce niveau hors norme de sauvage. Mais non, on le classe rapidement après un diagnostic posé d’une motivation : raciste. « Racisme », et la culpabilité de l’assassin est aggravée. Rien de son mal-être ne sera pris en considération : il a commis un crime raciste, il est le mal absolu.

Probablement sous-jacent à cet « hommage » rendu récemment à ces deux jeunes morts électrocutés se trouve le supposé de tout Français, de tout « flic », et jamais rien ne sera assez beau pour racheter cette tache originelle. Hommage, stèle et rue rebaptisée, donc.

10 novembre 2015

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.