Agressions en marge des blocus lycéens : la colère est devenue rage

Une policière rouée de coups, une proviseur molestées, une passante brûlée...
Capture d'écran X Actu 17
Capture d'écran X Actu 17

« Une jeune lieutenant stagiaire de la préfecture de police a été poursuivie, projetée au sol et agressée par plusieurs individus dans le XXe arrondissement de Paris, cet après-midi », a tweeté Laurent Nuñez, le 1er octobre : « S’en prendre ainsi à une représentante de l’ordre est intolérable. J’apporte tout mon soutien à cette policière, tout comme aux 305 autres fonctionnaires de police et militaires de la gendarmerie blessés en intervention ce jeudi. Les auteurs de cette agression seront retrouvés et poursuivis en justice », a ajouté le ministre de l’Intérieur. Il lui aurait été difficile de ne pas réagir : la vidéo de cette agression choquante a suscité une vague d’indignation, sur X, mais elle n’est pas la seule victime de ces manifestations étudiantes qui, manifestement, n’ont pas beaucoup de scrupule à frapper les femmes. Forces de l’ordre, mais aussi personnel de l’Éducation nationale ou simple passante, personne ne semble pouvoir échapper à la colère lycéenne qui s’est transformée en rage destructrice.

Une policière rouée de coups

« Sale p*te ! Tuez-la ! », entend-on crier sur la vidéo de la policière pourchassée par un groupe de jeunes en furie. Rattrapée par la bande, mise à terre par l’un d’eux, la jeune femme est ensuite rouée de coups de pied. D’après Le Figaro, cette agression a eu lieu dans le XXe arrondissement de Paris, la policière stagiaire avait été envoyée en renfort place Auguste-Métivier, dans le XIe arrondissement. Les forces de l’ordre ont dû faire face, jeudi, à « une centaine de manifestants visant les effectifs de police », rapporte le journal, des dires de la préfecture de police. C’est dans ce contexte que « la lieutenant stagiaire s’est arrêtée pour récupérer une radio de police tombée au sol [et qu’] elle a alors été rattrapée par plusieurs individus la menaçant de mort », explique encore la préfecture. Même si elle n’est pas blessée, la policière est choquée, rapporte encore Le Figaro, qui précise qu’« une enquête, confiée à la Sûreté territoriale, a été ouverte pour violences en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Si la jeune policière a été attaquée à cause de l’uniforme qu’elle portait, elle n’est pas la seule dont la vidéo de l’agression a suscité l’indignation des internautes.

Des victimes collatérales ?

À Annecy, on a même assisté à une bagarre particulièrement sauvage entre deux élèves (une fille, un garçon), sous les « wesh » répétés des spectateurs attroupés. La vidéo, qui a circulé sur X. fait peur à voir, tant l’acharnement de ces jeunes semble incontrôlable.

À Ingré (Loiret), c’est la proviseur du lycée Genevoix qui a été frappée, jeudi 1er octobre, lors de ces émeutes lycéennes. « Sur une vidéo relayée par nos confrères d’Ici Orléans, on distingue clairement l’individu vêtu de sombre, capuche sur la tête, se ruer sur elle alors qu’elle se trouve devant l’une des entrées du bâtiment. L’homme lui assène un coup de poing au visage avant de prendre la fuite en courant », rapporte Ouest-France, qui ajoute qu’une plainte a été déposée par le rectorat. Auprès d'Ici Orléans, Stéphane Bolo-Lumbroso, secrétaire académique des personnels de direction de l'Éducation nationale, s'est indigné : « On est là pour sécuriser nos établissements et nos élèves et en aucun cas pour se faire agresser. À Ingré, notre collègue a clairement été visé, ce n'est pas une victime collatérale. C'est totalement inacceptable. »

La colère est devenue rage

Ces personnes ont-elles été visées pour ce qu’elles représentaient ? Loin d’être une circonstance atténuante, cela n’expliquerait pas pour autant la rage de certains de ces lycéens. À Marseille, une femme a eu le malheur de protester contre les dégradations provoquées par les lycéens : un homme cagoulé s’est servi d’un briquet et d’un aérosol pour lui brûler le visage, décrit notamment BFM TV. Selon Le Parisien, la victime, brûlée au premier degré, a porté plainte le 2 octobre et un mineur de quinze ans a, depuis, été interpellé. La vidéo a fait, elle aussi, le buzz sur les réseaux sociaux, non seulement parce qu’elle est choquante, mais parce qu’elle montre aussi que la colère lycéenne est devenue rage, que les manifestations sont devenues émeutes et qu’il ne semble plus rester aucune digue, aucun interdit à cette hargne violente. Sur X, le compte Lapin du Futur dresse un liste macabre de ces agression : « une surveillante frappée - une directrice recevant un coup de poing - une policière chassée et balayée au cri de "tuez-la wesh" - une femme au visage brûlé au lance-flammes aérosol ». Si elles ne sont pas les seules à subir les coups de cette jeunesse en roue libre, les femmes sont loin d'être épargnées.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 05/10/2026 à 9:07.

Vos commentaires

110 commentaires

  1. iL EST TEMPS de rayer LFI de la liste des partis politiques respectables…
    Quel responsable politique aura le courage de l’assumer ??
    Seul,,à ma connaissance, Bruno Retailleau a pris cette initiative .: serra t elle suivie d’effets ??

  2. La colère de quoi?… des enfants gâtés, trop gâtés ! dans les années 60 leurs parents ou grands parents, n’avaient même pas cette chance d’avoir un lycée ou un collège dans leur ville ni même à proximité. Ils devaient réussir un examen d’entrée en 6ème pour rejoindre en internat l’établissement du département … Ce qui n’a pas empêché tous les français de l’époque de savoir lire, écrire et compter plus pour les plus motivés aux études, la maitrise du vocabulaire, de la grammaire, les conjugaisons… je me souviens de salles de classes dans des « bâtiments » style mobil home sans isolement où on grelottait de froid l’hiver, et étouffait aux premiers beaux jours… je me souviens qu’on ne rigolait pas avec la discipline, on respectait nos enseignants… Les conditions n’étaient pas « faciles », mais on était cependant heureux.
    Les étudiants des fac sont venus se greffer sur le mouvement de mai 68 (grèves générales dans le pays, manifestations contre le patronat..) par pur opportunisme qui n’avait absolument aucune revendications étudiantes… déjà des mouvements de gauche plus ou moins anarchistes qui voulaient faire parler d’eux…Cohn Bendit en tête pour mettre le chaos! on le paye encore…

  3. LFI autrement dit La Fange Insoumise, a bien manoeuvré pour faire de la jeunesse inculte sa chair à canon et son chef, l’ignoble Mélenchon qui mérite la prison avec tous ses sbires pour remuer en permanence toute cette fange,, en plein déni de tout ce que l’on a vu de l’agression flagrante des forces de police et des pompiers, ce sont les forces de l’ordre qu’il accuse d’agression « contre nos enfants ». En a-t-il lui-même, des enfants, dans ces lycées et collèges où toute autorité a disparu en même temps que l’enseignement de la morale et de la civilité ?

    • Oui, tous ceux-là font bien partie des troupes de choc révolutionnaires de « La Fange Insoumise » Mais comme ils sont souvent les enfants de personnages bien placés dans la haute administration ou la justice ou encore dans la politique, ils sont intouchables et on les laisse faire.

  4. La nouvelle France de mélenchon en pleine expression, rien d’étonnant entre un gouvernement tétanisé par un soulèvement des banlieues et une justice qui protège les délinquants et une police sommée de reculer sans offenser.
    On va devoir laisser les  » p’tits anges » faire leur mai 68.

  5. Oui, et aussi des profs atteints du syndrome de stockholm, on en a vus s’exprimer sur la violence policière en oubliant que ce sont rarement des lycéens sous les capuches et les. masques, çà sent bien trop une préparation impossible à donner à des lycéens si surbookés par le travail à faire… ôô

  6. On laisse faire c’est logique , en plus ça ne choque aucunement vraiment Nunez mais quand une racaille se prend un flash ball en pleine poire car agressif et violent , on envoie l’IGPN , encore la trouille alors qu’il faudrait leur rentrer dans le lard comme ce pompier brûlé par une bombe aérosol en feu et lancée par un décérébré communautariste ou cette femme brûlée au visage , qui s’en soucie ? Pas Nunez en tous cas car Mardi le barbecue va être rallumé avec de l’essence jetée par LFI et là encore le Nunez va mouiller son slip et dire quoi encore ? Que des banalités , vous comprendre qu’il ne faut pas toucher aux chaouis ni à certains gosses qui pourraient être des fils de notables ,de politiques ou même juges

  7. Ce ne sont que quelques exemples insupportables que les caméras et autres portables ont pu capter. Mais il est vraisemblable que les mêmes scènes se sont multipliées partout en France. Nos « gamins » comme dit Monsieur Mélenchon, mais aussi et surtout ceux qui les y ont encouragés vont avoir des comptes à rendre. Ce sont des complices de toutes ces atrocités…..du moins c’est ce que l’on souhaiterait si nos dirigeants actuels avaient le courage d’agir en ce sens….ce qui reste bien peu probable. Au fait, malgré un discours lénifiant, l’extrême discrétion de Monsieur Macron sur le sujet est étonnante.

  8. il parait que nous manquions de professeur? Simple pourtant d’en comprendre la cause. Acceptons l’autorité et vous retrouverez des enseignants qui n’auront pas connu mai 68 et les conséquences que l’on paie encore aujourd’hui.

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