À Nice, le curé de la basilique, le père Parmentier, reconnaît avec lassitude la triste récurrence des incidents sur lesquels il s’est exprimé, lors de la sortie de de 9 heures, ce dimanche matin. En effet, un nouvel incident s’est produit, samedi 3 juillet dernier, dans la basilique, choquant la communauté chrétienne de cette église du centre-ville, déjà endeuillée par l’attentat islamiste sanglant du 29 octobre dernier.

« N’écoutez pas les médias, ils ne disent pas la vérité », a lancé le père Parmentier, pour résumer les articles de presse parus sur cet événement du 3 juillet et sur lesquels il a voulu rétablir les faits. Ce 3 juillet, vers 18 heures, un homme de 27 ans, visiblement alcoolisé, a voulu voler le tronc de l’église et a proféré des menaces de à l’encontre des personnes venues empêcher l’effraction : le sacristain, deux fidèles et le curé lui-même. « Nous étions quatre face à l’agresseur », explique-t-il. Après avoir tenté de les agresser physiquement, l’individu a lancé : « Je vais revenir et je vais tous vous tuer. » Il a finalement été interpellé par la et incarcéré, dans l’attente de son jugement, le 23 juillet prochain.

Le père Parmentier reconnaît que ceci a ravivé douloureusement le traumatisme du 29 octobre 2020. Mais il ne souhaite pas en rajouter.

Selon une source proche de l’enquête, relate Actu17, l’individu serait fiché S et connu pour sa radicalisation. Face aux enquêteurs de la sûreté départementale, il aurait reconnu les faits, « précisant qu’il n’avait pas menacé de commettre un acte terroriste ». Le suspect est connu des services de l’État pour diverses infractions de droit commun ; il avait, selon la même source, violé son contrôle judiciaire à qui l’interdisait de quitter le département.

Dans un communiqué laconique, le maire de Nice, a remercié la police municipale pour son intervention rapide et a assuré « l’équipe pastorale qui a connu l’horreur le 29 octobre 2020 de son soutien ».

Rappelons qu’à l’époque, l’assassin, un immigré clandestin radicalisé de 21 ans, avait pu, en toute impunité, entrer dans le lieu de culte et égorger au couteau, en quelques minutes à peine, trois fidèles (une femme fut décapitée), dont le sacristain.

Depuis l’attentant, la basilique Notre-Dame, sauf fête liturgique particulière (les Rameaux, Pâques), ne fait l’objet d’aucune mesure de protection particulière.

Rappelons aussi qu’un autre incident a eu lieu dans cette même église, le 20 mars dernier. Un individu avait interrompu la messe de 11 heures en exprimant haut et fort son soutien à « ses cousins musulmans », cautionnant l’attentat sanglant qui s’était produit dans cette même basilique. L’homme avait été interpellé par la police puis mis en garde à vue pour apologie du .

La question qu’on se pose est donc celle-ci : qu’attend l’État pour protéger ses citoyens de ces individus radicalisés et dangereux qui, malgré les mesures de surveillance théoriquement mises en place, continuent d’échapper aux radars et se promènent en dans les rues ?

Et dans ces mêmes rues, ce dimanche matin, aux abords de la basilique, nous avons pu croiser un individu qui marchait en portant sur son épaule, volume à fond, une radio retransmettant ce qui ressemblait fort à des prières islamiques…

Le père Parmentier déplore que seuls des faits tragiques attirent l’attention des médias, qui ne voient que ce qui va mal mais « jamais ce qui va bien ». « De belles choses se vivent aussi ici », explique-t-il. Certes. Nous en sommes convaincus, mais la responsabilité de l’État est de tout faire pour que les chrétiens n’aient plus la au ventre en se rendant dans leur église pour pratiquer leur culte.

12 juillet 2021

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