Il y a quelques jours, publiait un dessin « humoristique » sur l’affaire Vincent Lambert…

Une carotte sur un lit. Sa mère qui lance : “Regardez, mon fils a bougé ses cheveux, c’est une preuve de vie.” Un autre lui répond que c’est le vent… Et celle-ci d’insister : “Et alors, le vent n’est-il pas un signe de Dieu ?”

Pas une seule belle âme pour condamner ce dessin immonde. Cela fait des mois que les médias ne se gênent pas pour accuser d’« intégrisme » les parents de Vincent Lambert et de tourner en dérision leur raison de vivre, qui est leur foi. Sans même rentrer dans le fond du sujet, un minimum de décence impose de se taire en face de la douleur d’une mère ou d’un père.

Qui peut donc penser qu’une mère fait de la vie de son fils un combat  ?

Cette femme souffre. D’abord du handicap de son fils, comme toute mère d’un enfant handicapé. 
Ensuite, sans doute, de voir tous ces journalistes, politiques, juges discourir sur la dignité de son fils, sa valeur, son droit de vivre… loin du lit d’hôpital auprès duquel elle se rend chaque jour.

Qui peut être assez méprisable pour s’attaquer à une mère aussi éprouvée qui rappelle simplement que son fils n’est pas en fin de vie, mais handicapé ?

Il est important de relever que les personnes opposées à la mise à de cet homme n’ont jamais lancé de contre sa femme. Ils ont la décence de se taire et de ne pas appuyer leur combat politique sur la souffrance d’une femme. Car sa femme aussi souffre, bien entendu. Elle souffre de voir son mari alité et privé de la parole à laquelle elle se fiait, privé de la douceur qu’il devait lui donner, privé de l’usage de ses bras qui devaient l’entourer. Et s’il est possible de s’opposer à la décision qu’elle veut prendre, il n’est venu à l’idée de personne de s’acharner sur cette femme. Dans quel « camp » se trouve, dès lors, la véritable compassion ?

Sur cet immonde dessin, Vincent Lambert est représenté par un légume. Où sont ceux qui hurlaient au scandale lorsqu’un dessin de Taubira comparée à une guenon circulait sur Internet ? N’y a-t-il pas dans ce dessin du Monde une négation totale de l’humanité de Vincent ?

L’auteur du dessin sur Vincent Lambert défend la mise à mort d’une personne qu’il considère comme un légume et qui n’est donc plus un homme (sinon, qui assumerait de le tuer ?). Et pourtant, homme, il l’est. Handicapé, c’est vrai. Incapable d’utiliser certaines fonctions dont un homme en bonne dispose, c’est vrai aussi. Mais il n’en reste pas moins un homme. À moins qu’il existe une échelle pour mesurer le degré d’humanité d’une personne… Les hystériques des « heures les plus sombres » sont subitement bien silencieux.

Ce dessin est contemporain de LA vidéo, la fameuse, celle qui a « relancé la polémique ».

Pourquoi ? Parce que, comme le confiait l’avocat des parents de Vincent Lambert, maître Triomphe, beaucoup ont découvert qu’en fait, Vincent était bien « présent ». Certains ont vu le sourire du condamné à mourir de soif. Forcément, ça retourne.

Les mêmes qui ont jugé « indécent » de montrer ce visage pour tenter de le sauver étaient muets quand la femme de ce même homme avait fait entrer les caméras de “Zone interdite” dans sa chambre d’hôpital.

Ceux qui défendent sa mise à mort veulent le cacher, loin des caméras ou derrière une carotte. Rien de très rassurant…

21 juin 2015

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