Ce 9 octobre a été présenté, en Conseil des ministres, le projet de loi de financement de la sociale pour 2020. Ce PLFSS a notamment un objectif : poursuivre la transformation de notre système de protection sociale.

La , c’est le socle de toute existence ; par conséquent, il est une inégalité particulièrement inacceptable, celle liée à l’accès aux soins. Or, les personnes en situation de constituent une population dés plus vulnérable en matière de santé.

Les besoins spécifiques de ces personnes commandent pourtant, dans une logique « inclusive » si chère au gouvernement, une attention et un accompagnement particuliers. En effet, tout l’enjeu ici consiste à la prise en compte des besoins spécifiques. À l’heure actuelle, par exemple, du fait notamment d’une expression de la douleur inhabituelle, les personnes en situation de handicap sont encore trop souvent oubliées des actions de prévention et de santé publique.

Il y a une forte corrélation entre les difficultés d’inclusion dans la cité et la prise en charge sanitaire. Il est plus difficile, pour une personne en situation de handicap que pour le reste de la population, d’avoir accès aux soins de la vie quotidienne, comme le gynécologue par exemple.

En conséquence de quoi, c’est souvent, in fine, au sein même de l’hôpital que cette prise en charge a lieu, entraînant des difficultés notamment pour le personnel soignant. Mais aussi pour les personnes handicapées elles-mêmes, car cette prise en charge inadéquate les expose très clairement à un risque accru.

Cette situation est multifactorielle. Elle tient aussi bien à une mauvaise accessibilité des lieux de soins qu’à une coordination entre les médico- et le sanitaire qui n’est pas toujours efficiente, et parfois même à un refus de soins de la personne handicapée. Mais la cause principale me paraît être l’ignorance.

En effet, afin d’éviter le refus de prise en charge, nous devons faire en sorte que les professionnels du secteur aient une meilleure connaissance du handicap. À ce titre, la formation renforcée des médecins sur les questions de santé relatives au handicap ainsi que l’idée d’une tarification des consultations adaptées font partie des initiatives prometteuses prises par le gouvernement en la matière. Il n’empêche que, comme souvent avec ce gouvernement, il reste beaucoup à faire pour renforcer l’accès aux soins des personnes en situation de handicap. Comme rendre accessibles les campagnes de prévention et d’éducation à la santé à l’ensemble des personnes en situation de handicap, rendre accessibles les cabinets médicaux et les équipements et adapter le matériel ou encore organiser les conditions d’accueil de la personne si nécessaire (acceptation de l’accompagnant…).

La prise en compte des besoins individualisés et spécifiques de chacun est une question qui relève purement et simplement de la dignité humaine, ne l’oublions pas !

12 octobre 2019

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