À Nice, la Journée de la femme a été célébrée comme il se doit par un maire qui continue à penser être à la pointe du progrès et du modernisme en étalant partout la rhétorique du « droit des femmes ».

L’ensemble du personnel municipal a une nouvelle fois participé, avec la fierté complice et entendue de la grande des femmes « libres » du XXIe siècle, au sacro-saint adoubement de Simone Veil, l’enfant du pays, la grande prêtresse du droit des femmes à disposer de leur corps.

Dans la foulée et pour trois mois, une exposition intitulée « Libres et Égales » de Sylvia Galmot a été présentée, sur la promenade des Anglais, avec 28 portraits noir et blanc de femmes jugées emblématiques de la cause des femmes, avec une phrase résumant leur combat.

Ainsi, nous découvrons une série de slogans : que le droit des femmes est une lutte, que les femmes sont les « égales » des hommes, qu’elles sont des « guerrières », qu’elles sont libres, dépositaires d’une « force insoupçonnée » qu’il faut « libérer », résilientes, survivantes, et nous apprenons également qu’elles sont des « personnes ». Ainsi, quelqu’un a cru utile d’affirmer qu’une femme était une personne. Pour un peu, nous aurions attendu que le panneau suivant indique « J’ai aussi une âme » !

L’ensemble des emblèmes gaucho-féministes est représenté, du Planning familial à l’intersectionnalité, au racisme, à la lutte contre le « tyran » dont on n’a plus peur (« un tyran dont on n’a plus peur est un tyran vaincu »), et nous avons même aperçu une gynécologue, Ghada Hatem, résumant la cause des femmes à celle de la « sorcière » devenue une « héroïne », on ne sait pas trop comment ni pourquoi.

« Un mâle n’est pas le mal », clame la danseuse Marie-Agnès Gillot : une phrase choc dans une équation plus que douteuse, où l’homme stigmatisé apparaît dans son rôle d’oppresseur absolu de la femme.

Bref, la femme née d’un cataclysme traumatique appelé l’« homme », perpétuelle victime de l’oppression masculine et qui, heureusement, se ressource parmi ses consœurs elles-mêmes martyrisées mais ayant dépassé le trauma par la lutte, l’affranchissement (ou la servitude) de la sexualité par la contraception et l’avortement, la maîtrise de leur corps et de leur destin de femmes, entre femmes.

Voici l’univers atomisé de la pensée féministe, l’empowerment. Tout ceci donne envie de pleurer. Car la vraie n’est pas dans le fait d’ânonner indéfiniment les mêmes sempiternels slogans. Le véritable courage, la véritable liberté est de dire non au prêt-à-penser féministe, qui ne sert ni la vie, ni la dignité, ni la liberté des femmes.

Et non seulement de dire non, mais de résister par nos actes à cette pente narcissique, amère, asséchante du « droit des femmes », et de réaffirmer ce en quoi nous croyons : à la richesse de l’altérité, à l’inviolabilité de la vie humaine, au bonheur de la complémentarité entre l’homme et la femme. Et à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui en découlent.

13 mars 2021

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