Un policier des Mureaux et sa femme sont assassinés à l’arme blanche, aux cris de « Allah akbar ». C’est ce que j’ai appelé du terrorisme de proximité, basé sur la possibilité, pour un kamikaze, de jaillir d’une foule dans laquelle il se fond. Du terrorisme de proximité à double titre, car l’assaillant connaissait probablement ses victimes, pour avoir eu affaire à la police.

Mais la proximité n’exclut pas l’affiliation. Les attaques au couteau se sont dernièrement multipliées en comme en Allemagne, pays où a explicitement conseillé ce modus operandi (faute de disposer de conglomérats pouvant servir de bases arrière à des opérations plus élaborées).

En Israël, il y eut six attaques au couteau en six jours en octobre 2015. Depuis, le procédé a fait école. Citons, par exemple, pour 2016, un soldat tué et un civil blessé en février, un et douze blessés en mars, un soldat et un civil blessés en mai.

En Allemagne, en septembre 2015, un assaillant tente de poignarder une policière. En février 2016, une adolescente de 15 ans tente de poignarder au cou un policier. En mai 2016, un homme profère le fameux cri en « distribuant des coups de couteau autour de lui ». Non loin de là, en janvier 2015, à Metz, un individu tente d’étrangler un policier à mains nues.

Auparavant, on peut citer l’attaque au couteau d’un militaire français à La Défense, en mai 2013. Mais l’égorgement — puisque c’est de cela qu’il s’agit — n’était guère répandu en France. Sauf le cas spectaculaire de décapitation en Isère, en juin 2015, qui rappelait la décapitation d’un militaire en civil, à la machette, en pleine rue de Londres, en 2013. On constate que les victimes sont quasiment toujours des serviteurs de l’ordre.

Le silence sur l’ s’explique par la concomitance de ces actes terroristes avec la question dite des réfugiés. Les grands journaux français ont, par exemple, quasiment tous censuré la tentative d’assassinat de l’adolescente de 15 ans. Au milieu d’un silence assourdissant, l’évidence même sera confirmée par des marocains et suisses : 360.ma, en mars, puis 24heures.ch, en avril, confirment : « L’ado qui avait poignardé un policier est liée à Daech. »

C’est également en février 2016 que deux adolescentes arabes de 14 ans tentaient de tuer un agent de sécurité israélien dans un centre commercial, avec des couteaux de cuisine dissimulés dans leurs sacs d’écolières. En esquivant des faits, ne contribue-t-on pas à leur répétition ?

16 juin 2016

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