Editoriaux - Histoire - International - Médias - 5 juillet 2014

Le 4 juillet et la chute de la maison Obama

Triste 4 juillet en . S’il ne fait pas bon être ancien président en France en ce moment, il ne fait pas bon non plus être président en exercice à Washington.

vient d’être voté (33%) pire président de l’histoire récente des Etats-Unis devant le peu regretté George Bush (28%). Mais autant Bush avait symbolisé une arrogance de wasp riche, belliqueux et autoritaire, autant Obama avait synthétisé le rêve global du monde solidaire, multiracial et pacifique.

Or qu’avons-nous eu ? Un président qui a multiplié les plus grossières provocations diplomatiques et même militaires contre la Russie ; un président qui n’a pas su mettre au pas les lobbies et les oligarchies qui d’après le prix Nobel Joe Stiglitz manipulent son pays ; un président qui voit les bras ballants l’effondrement de son économie (-2,9% pour le premier trimestre écoulé), assiste impuissant au creusement irréel de la dette et au gonflement de la énième bulle boursière ; et qui finalement semble ici terminer un mandat dans la dépression sans plus rien entreprendre de bien neuf.

Obama, en outre, inquiète en encourageant les invasions migratoires de son pays et ne il sait pas quoi faire pour limiter la liberté de ses concitoyens au nom de la sacro-sainte lutte contre le terrorisme qui aura servi toutes les avanies de ce début de millénaire pas très glorieux.

L’affaire irakienne aussi héritée de George Bush et de sa bande de “néocons” azimutés mais cohérents aura déconsidéré tout le monde, et surtout Obama qui n’aura pas su y mettre fin. Il aura préféré obéir aux puissants et à leurs « canards laquais » des médias en mutilant la Libye, l’Égypte, en soutenant le djihad islamique en Syrie et maintenant en Irak. Obama n’est jamais apparu très compétent, il ressort surtout qu’il n’était pas courageux, qu’il manquait vraiment d’initiative. Il représente un type lugubre et spectaculaire de personnage « plat et creux », pour reprendre une célèbre expression.

S’acharner sur Obama c’est tirer sur la même ambulance qui mène Hollande au désastre, Sarkozy au pénitencier. Qui lui succèdera en effet ? Un pion payé par Sheldon Adelson pour atomiser l’Iran ; un oligarque qui aura l’outrecuidance de plaider la baisse des impôts pour les plus riches – dans un pays où la dette publique se monte à 18.000 milliards ; un bateleur inefficace qui comme lui proclamera que « oui, nous pouvons ! »

Obama me fait penser à cette histoire de Syracuse dans la Grèce ancienne : une bonne dame prie en public pour le tyran Denys. On lui demande pourquoi : elle explique qu’elle a encore plus peur du prochain tyran pour sa pauvre cité ! Et vogue la galère…

On voit poindre l’orage en Amérique ; mais éclatera-t-il ?

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