“Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche !”

Face à Xerxès, 480 ans avant Jésus-Christ, lors de la bataille des Thermopyles, 300 soldats décidèrent de se battre jusqu’au sacrifice ultime pour que vive leur conception de la nation.

Négatif à l’identique en 2017, lors de la bataille des présidentielles, ils sont de l’ordre de 300, ceux qui ont délibérément déserté les rangs du vainqueur de la primaire. Pour n’évoquer que les LR, Georges Fenech, Bruno Le Maire, Dominique François Marie Galouzeau de Villepin, Valérie Debord, Thierry Solère (et j’en passe) n’ont pas eu de mots assez durs pour condamner la radicalisation de leur ex-champion. Voilà que lui aussi serait devenu un danger pour la République !

Quant à M. Juppé, lors de son renoncement, son ultime apparition télévisée résonne comme un coup de poignard entre les omoplates de sa famille politique.

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, est, lui, atteint d’une cécité opportune et ne voit d’un seul coup, d’un seul, aucun acharnement médiatique dans l’affaire Fillon. “La presse fait son travail.” Dixit.

Vous avouerez qu’avec de tels amis, il faut trouver dans Sénèque la constance du sage et les abruptes délices du stoïcisme serein pour ne pas dire leurs quatre vérités aux amis de la famille !

Cette entreprise de démolition souhaite-t-elle réellement l’alternance et la victoire de la droite ? On est en droit de se le demander, à voir une nouvelle fois l’inconstance gyroscopique des centristes et la veulerie de certains autres, qui donnent la nausée. À voir cette incurie, vous voudriez que, chez les fillonistes, personne ne se pose la question du vote Marine Le Pen ?

Or, désormais, l’épée dans les reins – Trocadéro oblige -, voilà que cette entité conglomérale rafistolée va devoir monter au front. D’autant que M. Fillon n’est pas sorti de l’auberge et que Le Canard enchaîné exhumera encore un tas de vilenies. Tiens, pour la dernière en date, bien qu’intégralement remboursé, un emprunt en 2013 de 50.000 € non déclaré à la Haute Autorité.

Le Canard enchaîné serait-il alimenté en informations par une source proche de Bercy, un peu comme Le Monde a ses informateurs dépositaires illégaux d’éléments d’une enquête en cours ? Décidément, rien ne sera épargné au Sarthois. À sa droite : de faux amis en ordre dispersé ; à sa gauche : de bien-pensants scénaristes atrabilaires qui souhaitent lui maintenir la tête sous l’eau.

“Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche !”

Ah, il est solide, le hardi M. Fillon. À croire qu’il ferait un bon Président !

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