C’était le mardi 29 mai 1453, un archiprêtre officiait en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople quand les portes de l’église furent arrachées à grand fracas et que la soldatesque ottomane se précipita à l’intérieur, ivre de pillage. Le prêtre allait consacrer le pain et le vin. C’est alors que deux anges descendirent du Ciel, prirent sous leurs ailes protectrices l’officiant et l’emportèrent. Il était huit heures et demie du matin. La liturgie sera dite quand Sainte-Sophie sera rendue au culte du vrai Dieu et que les infidèles se seront convertis. Depuis, pour les Grecs, le mardi est un jour funeste où jamais ils n’entreprennent quoi que ce soit. Curieusement, par mimétisme sans doute, les Turcs font de même.

La chute de Constantinople est le premier coup mortel porté à l’Occident. Toutes ces terres d’Asie mineure était nôtres et chrétiennes depuis des siècles. Les Byzantins étaient grecs de sang peut-être, de langue et de religion sûrement. C’étaient les héritiers de l’Empire romain d’Occident disparu voici près de mille ans. Après la chute de la ville, le raz-de-marée ottoman ira croissant et s’échouera quelques siècles après devant Vienne. Dieu avait alors pitié de nous…

Si j’écris cela aujourd’hui, c’est que le dernier râle d’agonie secoue déjà notre vieux corps malade. Des métastases mortelles, par milliers chaque semaine, contaminent nos cellules encore saines. Derrière elles, un virus redoutable s’empare de notre environnement voisin. La fin est proche qui verra la chute de l’Europe et de ce qui reste de sa civilisation.

Il y a des malades qui, en phase terminale, sous l’effet d’euphorisants, ne réalisent plus la gravité de leur état ; ils s’imaginent guéris ou sur le point de l’être. Nous en sommes là.

Les politiques, des migrant, ne connaissent que les chiffres, quand ils ne les récusent pas. De l’État islamique ils ne veulent rien entendre et nous saoulent de leur idéologie mortifère au lieu de réagir comme il faudrait qu’ils le fassent. Ils nous anesthésient avant le couperet final.

Ces pauvres gens qui s’échouent sur nos côtes, que voulez-vous qu’on en fasse ? Il faut les refouler, ils doivent rentrer chez eux. Et s’ils ne peuvent le faire en paix, ils faut les y aider. L’État islamique qui met le Moyen-Orient à feu et à sang, ce n’est pas avec des ordinateurs et des drones qu’on en viendra à bout, mais avec des hommes qui savent et veulent se battre.

Le mot est lâché : veulent-ils seulement se battre ?

Quand, face à des hommes prêts à mourir pour une cause, on ne peut leur en opposer une autre, à quoi sert la force et la répression par les armes ?

Qui veut mourir pour la République de François Hollande, la Grèce de Tsípras, l’industrie allemande, la finance britannique, le fric-frac luxembourgeois et l’Europe de Bruxelles ?

Qui ?

Personne.

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