Editoriaux - International - Politique - Santé - 30 décembre 2016

2017, avec les meilleurs vœux de Barack Obama !

Les présidents qui vont quitter leur job en 2017 s’agitent et font du zèle. Que ce soit pour assurer une petite postérité fugace ou marquer leur mandat de balises historiques. Cependant, les actions diffèrent de chaque côté de l’Atlantique…

En France, François Hollande, qui s’est débarrassé de la lourde houppelande quinquennale plombée des clochettes tintinnabulantes du chômage, a revêtu les habits légers et traditionnels de père de la nation et aussi de père Noël, pour certains, en cette fin d’année budgétaire. Gratifié de six mois encore, grâce à une Constitution solide – je parle de celle de la Ve République – et une bonne santé d’épicurien provincial, il va ici et là porter ses paroles apaisantes face aux accidents de la vie, réconforter les victimes de terroristes égarés, décorer les héros que réveillent les terribles aléas du moment, et partager la joie commune et ordinaire des citoyens ayant conservé un peu d’optimisme malgré les frimas sociaux.

Puis il quittera l’Élysée sous le doux soleil du printemps, nimbé d’une nouvelle auréole sondagière. Peut-être même en ayant ravi à Omar Sy le titre de « personnalité préférée des Français ». Pour cela, il suffira, selon la procédure habituelle en usage dans les instituts, de poser la bonne question contenant la réponse souhaitée en filigrane…

À Washington, le temps est très court qui reste à Barack Obama. La période intérimaire et originale qui, de fait, donne deux présidents aux États-Unis avant l’investiture officielle du successeur semble une source de grande motivation et d’exaltation pour le partant. Le baroud d’honneur qui constitue le legs au pays, mais aussi au monde entier, est empreint d’une rare énergie et détermination.

Les sanctions décidées contre la Russie, accusée d’avoir cyber-guidé la défaite de Lady Clinton, sont l’ultime décision stratégique qui va marquer les relations internationales de la dernière signature démocrate. Poutine qui, en outre, a ravi aux Occidentaux et à l’ONU la paix en Syrie, doit être puni de manière exemplaire et prolongée ! Exit 35 diplomates russes en poste aux “States” et autres actions de représailles très prochainement et vite avant le 20 janvier – date de l’entrée officielle de Trump à la Maison-Blanche – si antagonisme très confirmé !

On ne saurait faire mieux pour ranimer avec ardeur la guerre froide et contaminer la frêle Europe avec un virus mutant d’antisoviétisme grégaire qui se propage déjà aux confins est de l’Union, chaperonnée par l’OTAN, commanditaire incontournable de l’Oncle Sam !

Je rappelle à ceux qui l’auraient oublié que le prix Nobel de la paix a été attribué en 2009 au président américain “pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples”.

Qu’en pense, sept ans après, Thorbjørn Jagland, à l’époque président du Comité Nobel et qui avait solennellement appuyé l’attribution avec cette mémorable déclaration : “En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale.”

On ne saurait mieux dire !

À lire aussi

Convention citoyenne sur le climat : c’est parti !

Un précédent qui risque de bouleverser désormais les us et démarches parlementaires... …