Depuis qu’on a tranché la tête du Roi, la France est – et reste – coupée en deux. D’un coté, une gauche illuminée, provocante et vindicative (la Montagne), de l’autre, une droite sans initiatives qui tente avec pusillanimité de lui tenir tête (le Marais). Le bilan de 2013 ne dément pas ce constat, dans un pays en crise morale et politique aiguë.

Une gauche plus sectaire et plus provocatrice que jamais s’est acharnée à ce que la France reste artificiellement dressée contre elle-même entre les tenants des lumières utopiques et ceux du bon sens populaire, majoritaires mais culturellement peu militants. Cela dans un contexte d’hostilité virulente et d’affrontements stériles sur des sujets secondaires ou farfelus, lardés d’ailleurs de grands principes grandiloquents et de mouvements de mentons faussement volontaristes. Non, rien de positif n’a été esquissé depuis un an et plus.

Bien au contraire :
Notre souveraineté à rétréci comme peau de chagrin (cf. le budget soumis à l’UE), nos structures familiales ont été grotesquement bafouées (cf. le mariage pour tous), nos principes laïcs élémentaires ont été battus en brèche (voir le provoquant rapport sur l’intégration commandé par Ayrault), la voix du peuple n’a rencontré que le mépris (comme après la manif. pour tous).

Bien que le Hollande vienne de déclarer que « la diminution durable du chômage est désormais à notre portée », nous en sommes à 5,5 millions de chômeurs (catégories A, B et C) avec une augmentation de 6 % en 1 an. Curieuse diminution ! Il est vrai que les énarques s’intéressent plus à la politique qu’à la pénible vérité des chiffres.

Aux yeux du monde, la déconsidération du gouvernement a été encore accentuée (si possible) par le grotesque et invraisemblable dialogue entre une impertinente gamine kosovar et le chef de l’Etat, qui n’avait sans doute pas mieux à faire ce jour là.

L’inquiétante obsession pathologique de l’antisémitisme et du racisme continue de réveiller la nuit les pointilleux gardiens des valeurs de la république, comme le révèle Philippe Randa, puisque la LICRA verrait dans la quenelle « un salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah ». Et allez donc !

N’en déplaise à Madame Taubira et à Monsieur Valls, et malgré tous leurs démentis et camouflages, il faut être aveugle et sourd pour ne pas constater qu’une criminalité galopante, largement d’origine maghrébine et africaine, continue de défrayer la chronique la plus violente et à surpeupler les prisons. N’en déplaise aux dhimmis de tous poils, les mêmes entretiennent partout des guerres claniques, ethniques et religieuses dont les chrétiens font généralement les frais (d’après l’archevêque de Bruxelles, rapportée par le « Salon Beige », chaque minute 5 ou 6 d’entre eux seraient tués, a-t-il dit dans son homélie de Noël).

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les hausses hebdomadaires des et taxes et sur l’Union Européenne qui nous tue à petit feu. Sur des interventions – nécessaires – dans notre ex Empire mais trop timides, mal calibrées et confuses (Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius disant l’inverse des déclarations présidentielles). Sur la désespérance des Français qui, majoritairement, veulent voir partir Hollande et ses bras cassés. C’est le vœu raisonnable qu’on peut former pour 2014.

29 décembre 2013

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