Regarder l’, c’est comprendre l’enchainement logique des évènements. C’est ainsi que 14/18 a sans doute impacté fortement notre sur le non-respect de la vie ou la destruction de la famille.

« Tous étaient dans la joie, mais celle-ci était atténuée, il y avait de tristes pensées au fond de nos cœurs. » C’est par ces mots que le lieutenant Adrien Henry du 161e régiment d’infanterie porte un regard sur la fin de cette guerre. Son unité avait d’ailleurs laissé plus de 7.000 morts dans la bataille, mais pourquoi, sinon pour recommencer une génération plus tard ?

Alors, que s’est-il passé pour en arriver à cette débâcle de 1940, pourquoi cet effondrement complet qui, sous plusieurs aspects, s’étend à notre époque ? J’y vois deux points importants.

Tout d’abord 14/18 va faire un usage inconsidéré de la violence portée à un niveau maximum et devant laquelle ne pouvait faire face que le courage des soldats. Adrien Henry le sait, il recevra 13 blessures et repartira chaque fois, mais au final 1.400.000 morts simplement en France, des gueules cassées, les gaz, les lance-flammes, les premiers bombardements de masse de civils, la répression aveugle dans les départements occupés… Il restera quelque chose d’ancré dans nos sociétés de cette violence légale, réapparaissant ailleurs sous le troisième Reich ou du côté de Moscou et de façon plus insidieuse jusqu’à nos jours, sur les grands débats de société (, ).

Deuxième aspect, la lâcheté apparaissant dans le pacifisme, né de la destruction brutale de nombreuses familles. Que de veuves et d’orphelins ! Une génération plus tard, beaucoup de ces jeunes sans pères seront aux ; ils n’auront pas été structurés mentalement par cet aïeul mort pour la France. Conséquence, se rendre plutôt que se battre ! Et là s’effondrent d’un bloc nos valeurs que l’on croyait solides. Le pacifisme a gangréné une génération et ses descendants. Il atteint aussi notre société actuelle ; il n’y a pas si longtemps, nombreux étaient ceux qui défilaient derrière une banderole « plutôt rouges que morts » ou refusaient de servir leur pays dans le … auquel on a d’ailleurs mis fin. Et aujourd’hui, combien de fois achète-t-on lâchement cette tranquillité dans les politiques publiques : fédéralisme qui fait dire « ce n’est pas de ma faute », ou « faites ce que vous voulez dans votre quartier », politiquement correct ou « regardez comme nos mains sont propres » !

Pour finir, laissons la parole à Adrien Henry, devenu lieutenant-colonel de gendarmerie en 1940 et l’un des premiers résistants : « Les jeunesses pacifistes, c’était un ramassis de trouillards qui avaient une sainte frousse du front. » Tout est dit dans la bouche de ce Lorrain.

Bonne du 11 novembre, en souvenir de ceux qui ont défendu leur pays avec courage !

11 novembre 2015

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