Tragique de répétition, l’expression d’Alain Finkielkraut est malheureusement promise à un usage régulier… 2017 commence sous de sinistres auspices. Il n’y aura pas eu de trêve des confiseurs pour les islamistes. Au contraire.

Et, tout de suite, les événements passés resurgissent. On n’ose même plus remonter à 2015, et à Paris… tellement la liste de ces tueries est déjà longue…

Juin, une discothèque aux États-Unis, à Orlando, 50 morts…

Juillet, en France, le Président parle et, quelques heures plus tard, plus de 80 morts, à Nice… lors de la fête nationale.

Berlin, pour Noël, 12 morts.

L’Occident est attaqué dans tous ses lieux et tous ses symboles, même les plus superficiels : la fête, la discothèque, le Nouvel An, le père Noël. L’un des terroristes était déguisé en père Noël. Il ne manquait plus que cette ironie sinistre pour clore ce Noël européen, après Berlin…

Là, à Istanbul, sur la rive européenne du Bosphore – et la précision est lourde de sens… -, c’était une discothèque branchée, en plein centre-ville, dans une attaque qui rappelle aussi celle du Bataclan.

Et les policiers n’ont rien pu faire…

C’est le premier enseignement, guère rassurant (mais cherchons-nous encore à nous rassurer ou, enfin, à être lucides ?) : quelle que soit la présence des forces de sécurité, ils peuvent frapper. Et il n’est pas vrai que nous allons pouvoir continuer à vivre, sortir et faire la fête dans l’insouciance.

Pourtant, les autorités turques, comme partout, avaient massivement déployé les forces de police : 17.000 policiers sur la métropole d’Istanbul. Mais, nouvelle ironie, elles avaient précisé que des policiers seraient déguisés en père Noël pour détecter la moindre anomalie…

Cela nous rappelle, évidemment, l’assassinat de l’ambassadeur russe par un policier turc. Le ou les terroristes pourraient-ils être des policiers ? À l’heure où nous parlons, et où nous ne savons pas encore les motivations des terroristes, l’hypothèse n’est pas à exclure.

Ce qui est certain, c’est que la , à cause de sa situation géographique, de son alliance avec la Russie et de l’islamisme agressif de ses dirigeants, soutenu par une forte majorité de la population, se trouve dans une situation très délicate pour prétendre lutter efficacement contre le terrorisme islamiste.

Son appareil d’État, doublement affaibli par les purges et l’infiltration des islamistes, est clairement sous tension. Elle risque de payer au prix fort les ambiguïtés et les contradictions de ses dirigeants. La Turquie d’Erdoğan est désormais entrée dans la liste de ces pays soumis à la dynamique infernale dictature/islamisme et n’est pas à l’abri d’une déstabilisation périlleuse. Le pays est clairement redevenu « l’homme malade » de la région. Malade et dangereux. Et il est à nos portes.

Et nous ? L’Union européenne ? Avec nos dirigeants en fin de mandat, en France et en Allemagne, discrédités sur le dossier syrien comme sur la question terroriste ?

Désolé de gâcher la fête, mais 2017 commence très mal. Et ce n’est une surprise que pour ceux qui croient au père Noël ou qui s’ingénient à nous y faire croire.

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