Ces derniers jours, vous avez certainement entendu parler du nouveau Châteaulinois. Il se nomme , et il « n’est pas Charlie ». C’est un terroriste islamiste, ancien membre du GIA, condamné en 2006 à dix ans de prison, donc sorti au bout de cinq. Certains éléments n’ayant pas été versés au dossier, je me permets d’apporter mon écot.

C’est donc tombé sur Châteaulin. Bonne pioche ! Mais que les milliers de petites communes françaises en manque d’exotisme se rassurent, leur tour viendra sur demande puisque la star est en tournée. Il a séjourné dans le Maine-et-Loire, d’abord plusieurs mois à Beaupréau, puis quinze jours seulement à Segré, avant d’être « invité » dans le Finistère, tous frais payés bien sûr. Respectivement, les mairies PS, UDI et UMP n’ont pas manqué de manifester leur désapprobation, massivement soutenues par la population locale. Et pourquoi eux, ont-ils demandé ? Eh bien, parce que le Grand Ouest est loin des pays à risque, qu’il profite moins de cette chance pour la France qu’est l’immigration, et donc qu’on y rencontre très peu de mosquées. La préfecture parle donc à demi-mot de sevrage, alors pourquoi s’inquiéter de dangers imaginaires ?

Pourtant, ce charmant barbu, amoureux de notre terroir, est attendu dans son pays d’origine, l’Algérie, pour y être condamné à mort. Un sort qui répugne aux instances religieuses de la Cour européenne des droits de l’homme, jamais à court de lobbying lorsqu’il s’agit de faire des nations qu’elle méprise de simples parcs à bipèdes. Ainsi a-t-elle « refusé » – vous lisez bien ! – son extradition. La France attend donc qu’un autre pays faible accepte d’héberger sur son territoire l’une des créatures que ses années d’incurie politique ont permis d’engendrer ou de nourrir. Si cela se fait, autant vous dire que ça va coûter cher, très cher au contribuable français.

Qu’importe ! On ne discute pas les droits de l’homme, on en profite. La CEDH oublie quand même un peu vite que l’Algérie est un beau pays, riche et accueillant… surtout depuis qu’il s’est débarrassé de la barbarie française, du fascisme roumi.

Autre information intéressante et qui a le même effet que la moutarde : l’avocate de Merouane Benahmed n’est autre que madame Isabelle Coutant-Peyre. La dame s’est fait surtout connaître par sa défense du terroriste Carlos, qui s’est converti à l’islam et qu’elle a épousé en prison. Ça pique les yeux. Elle a, par la suite, défendu Zacarias Moussaoui, impliqué dans les attentats du 11 septembre, puis Youssouf Fofana, chef du très black-blanc-beur « gang des barbares ». Je sens que ça monte, non ? Enfin – ne vous étranglez pas -, elle a assisté le père de Mohammed Merah qui, toute honte bue, a déposé plainte pour le « meurtre » de son fils adoré. Tout ça mis bout à bout sent le soleil et le sable chaud, mais certainement pas l’envie de justice.

“La France se comporte très mal à l’égard des Algériens. Mon client est persécuté.” Ce sont les mots que Maître Coutant-Peyre a adressés à la presse. Et après cela, il nous faut rester calmes. Qu’elle sache que les Français en ont marre que leur pays soit la poubelle du monde, qu’elle sache aussi que ça peut très mal finir. Si l’« Europe » – toutes officines confondues – tient tant au confort de tous ceux qui méprisent la vie et la culture, qu’elle garde ces gens chez elle. Le problème, c’est qu’elle n’a pas de « chez elle » et qu’elle squatte chez tout le monde. Comme ceux qu’elle défend.

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