Editoriaux - Justice - People - Sport - 21 janvier 2014

Zahiagate, épisode final ?

On va appeler ça le « zahiagate », parce que c’est à la mode, et puis « gate », ça veut dire porte, en anglais, et là, visiblement, les portes étaient grandes ouvertes…

En tout cas, celles du procès, au tribunal correctionnel de Paris, le sont, depuis hier. En l’absence des principaux accusés et de la star, ce qui gâche à vrai dire un peu la fête. Il y a neuf prévenus au total, le public devra donc se contenter d’Abou, Kamel et autres sympathiques personnages… mais ça fait moins rêver. D’aucuns rêvassaient de pouvoir mater la cambrure atomique de la belle débauchée « qui dépense des fortunes venues d’on ne sait où », raconte un magazine people. Ou encore de voir si Benzenul était si nul que ça, ou si Ribéry salivait encore devant ce petit ange, sorte d’Alice au pays de l’oseille qui avait été naguère son délicieux cadeau d’anniversaire….

C’est sans doute – espérons-le – l’épisode ultime de la saga. Résumé : deux footeux pas trop populaires se sont offert pour une belle liasse une jeune Algérienne en guise de dessert. Zahia nous apprend que c’était 500 euros pour Karim — qui nie les faits — et 700 (allez savoir pourquoi) pour l’ami Frankie — qui assume. Le problème, c’est que la nymphette, née en 1992, n’avait pas atteint l’âge légal au moment où elle s’allongea, en 2009 et 2010 !

Le procès nous met néanmoins mal à l’aise. Parce qu’au final, tout le monde était consentant, Zahia a raconté qu’elle mentait sur son âge, et puis, à la décharge — si on ose dire — de Karim et Frankie, elle ne ressemblait pas non plus à une gentille et innocente écolière.

Le tout ressemble à un piège grossier, le genre qui arrive assez souvent à d’autres footballeurs au Brésil ou en Angleterre. Des mecs malins envoient de sacrées jolies filles dans les bras des joueurs, lesquels ont bien du mal à refuser… mais les honnêtes pères de famille qui nous lisent ne feraient sûrement pas les malins (à moins d’être un peu gay sur les bords) devant de telles allumeuses !

Après la nuit, les jeunes femmes négocient serré. On fait juter l’affaire au maximum, on menace les joueurs de révélations, on annonce qu’on a les photos ou que sais-je encore. Et dans cette France arrivée à un tel point de médiocrité, cela suffit à faire de vous une star.

En effet, pour Zahia, cette affaire bidon a été tout bénef. Elle défend même ceux qui ont profité de son corps : depuis, madame est devenue une icône, la pute chic qui joue les mannequins de luxe et même les stylistes, avec le bon Karl Lagerfeld ou ce filou de Jean-Paul Gaultier qui a repéré le bon coup à 10 kilomètres. On en verserait presque une larme pour ce pauvre Ribéry qui n’avait pas besoin de ça. Lui a payé cash pour ce zahiagate, et cette affaire en plus d’autres (qui ruinent complètement sa réputation) lui ont sûrement coûté le Ballon d’or récemment décerné par la FIFA…

Moralité : pour votre anniversaire, ne soyez pas trop gourmand !

À lire aussi

Le gay de l’année victime de discrimination !

Matthieu Chartraire est le symbole de cette bataille culturelle perdue pour la gauche. …