Que faire en matière d’énergie ? Le contraire de ce qu’on fait actuellement…

Vétérinaire
 

J’ai écrit souhaiter l’échec de la conférence climat de Paris. Est-ce à dire qu’il n’y a rien à faire ? Évidemment non. Tôt ou tard, nous devrons nous sevrer des énergies fossiles. Et tout ne peut pas marcher à l’énergie nucléaire. Que faire ?

Le contraire de ce qu’on fait actuellement.

Prenons l’exemple de l’énergie éolienne.

L’éolien, c’est du solaire délocalisé : le soleil tape sous les tropiques, les masses d’air chaud viennent sous nos latitudes se heurter aux masses d’air polaire, le conflit crée le vent qui nous livre à domicile l’énergie reçue bien loin d’ici.

Sous la pression des Verts, agents commerciaux des entreprises étrangères qui fabriquent et installent le matériel, et avec la complicité d’élus locaux plus ou moins intéressés à l’opération, on voit le pays se couvrir de moulins à vent.

Pour rien, puisqu’il faut installer la même puissance en générateurs thermiques, à gaz ou à fioul pour compenser les périodes sans vent.

Pour rien, mais pas pour rien, il suffit de regarder vos factures d’électricité : la CSPE (contribution au service public de l’électricité) ajoute, depuis le 1er janvier, environ 20 % au prix de l’électricité consommée.

Le gros défaut de l’énergie éolienne est que le vent souffle quand il veut, sans tenir aucun compte de nos besoins. Donc, il faut apprendre à stocker l’énergie.

Pour l’instant, c’est surtout dans des batteries qu’on stocke l’énergie, mais c’est lourd et coûteux. L’hydrogène est une autre piste, mais c’est dangereux et volumineux.

L’annonce, au printemps 2014, par des chercheurs américains qu’ils avaient réussi à fabriquer du kérosène avec de l’eau de mer est fondamentale (des Français travaillent sur le même problème à partir d’eau douce).

Dans un moteur ou dans une chaudière, on prend du carburant et on en sort de l’eau, du gaz carbonique (CO2) et de l’énergie. Ces chercheurs arrivent à faire le contraire : prendre de l’eau, du gaz carbonique (dissous dans l’eau), de l’énergie et faire du carburant. Notons que ces réactions existent depuis la nuit des temps, en deux étapes : la photosynthèse d’abord, puis la transformation des cadavres végétaux et animaux en pétrole, gaz et charbon après enfouissement profond (ou plus simplement dans les tourbières).

Au lieu de dépenser des fortunes à planter des moulins à vent, il faudrait investir massivement dans la recherche sur des moyens de stockage sûrs et concentrés.

Le choix de rendre l’énergie chère pénalise notre économie, donc ne nous donne pas les moyens d’investir dans ces recherches. Ceux qui ne cèdent pas au lobby vert ont une énergie bon marché, voient leur économie repartir, peuvent investir, et seront demain les « rois du pétrole », ce nouveau pétrole de synthèse dont ils maîtriseront la fabrication.

Nous aurons perdu sur tous les tableaux, sur le court terme et sur le long terme.

Et nous verrons, impuissants, les actuels rois du pétrole revendre notre pays à leurs successeurs.

Waterloo 1815, Évian 1962, Grenelle 2007, Paris 2015.

Yann Sergent
Vétérinaire

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