Discours - Editoriaux - Politique - Table - 2 janvier 2018

Les vœux de Macron… à l’américaine

Je ne me concentre pas sur le propos, parfaitement maîtrisé dans le style et la langue, et largement commenté par ailleurs. L’homme sait parler – parfois trop longuement – avec davantage de clarté dans l’élocution et plus de simplicité que certains de ses prédécesseurs. La gestuelle des mains est également symétrique, ce qui contraste avec celle de François Hollande en particulier. Pur équilibre entre droite et gauche, ce qui ne manque pas d’évoquer l’enveloppe politique de LREM…

En réalité, son discours avait été enregistré la veille, car je suppose qu’il ne voulait pas rompre avec la tradition festive entre proches ou amis, entamée sans doute de bonne heure. Heureusement qu’aucun incident fortuit ou malheureux n’est intervenu dans les 24 heures suivantes. Collomb y avait scrupuleusement veillé !

La pompe affichée lors de son intronisation avait fait place à une adresse plus conviviale dans un décor assez austère, mais sûrement soigneusement étudié !

Le coin de salon ouvrant sur une fenêtre et le mystère nocturne du jardin rompaient avec les ors, le miroir et le lustre – celui de la lumière – utilisés par les anciens résidents élyséens.

L’observateur à l’esprit mal tourné notait les croisillons de la fenêtre qui flanquaient malencontreusement deux cornes latérales sur le crâne présidentiel ? Les élargissements intermittents et répétitifs du cadrage révélaient alors la tranche inférieure d’un tableau représentant Marianne, haute en couleur, avec le seul élément de la devise républicaine « Fraternité ». Tout un symbole ! Voulu ou innocent ?

La diffuse référence américaine commençait avec cette image due à un artiste « majeur du street art », Shepard Fairey, connu sous le pseudonyme de « Obey » et surmédiatisé grâce à une représentation d’Obama. Le tableau dans son entier révèle bien, inscrits en haut, les compléments « Liberté » et « Égalité », mais se partageant la largeur de l’image. Encore un message subliminal ?

Le climat avec son ami Trump s’étant récemment détérioré, le Président est allé quérir une référence plus historique dans les annales américaines en empruntant la moitié d’une très célèbre phrase de John Fitzgerald Kennedy prononcée en 1961 lors de son investiture. Je suppose qu’il ne s’adressait alors qu’aux jeunes Français désœuvrés, ou aux chômeurs (ses nouveaux protégés), car la dépense publique de 57 % du PIB est bien alimentée par des milliers de très généreux donateurs qui font, à l’évidence, beaucoup pour la France !

Nous avons eu de la chance, il ne s’est cependant pas adressé en anglais aux Européens pour réclamer leur aide…

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