Editoriaux - Justice - Presse - Table - 8 octobre 2012

Vive le duel !

En ces temps de rigueur budgétaire, tout citoyen lucide, responsable et patriote, se doit de proposer des solutions permettant de réaliser ces véritables économies qui permettront de moins saigner les 57% de Français payant l’impôt sur le revenu.

Ayant une solide expérience de procès gagnés contre les principaux organes de presse français, je me fais un devoir de proposer à Madame LE ministre Taubira la solution qui lui permettra de boucler avec efficacité et élégance le budget de son ministère.

Les statistiques montrent d’une manière éloquente que les tribunaux sont engorgés par d’innombrables procédures en diffamation ou injure publique engagées contre des journalistes. Or, pourquoi aller devant les juges quand le duel s’impose naturellement comme le moyen le plus sûr, le plus rapide et le plus économique de régler ce type de contentieux ?

Trois grandes raisons militent en effet pour le rétablissement du duel en matière de diffamation ou d’injure publique :

1- Alléger le travail des juges alourdi par ces affaires en définitive subalternes.

2- Responsabiliser les diffamateurs qui ne supportent jamais les conséquences de leurs actes puisqu’ils sont défendus par des avocats soldés par leurs journaux.

3- Supprimer des procédures longues, coûteuses et finalement inutiles étant donné qu’aucune publicité n’est faite aux jugements rendus et que les condamnations ne sont jamais à la hauteur du préjudice subi.

La justice étant finalement impuissante, seul le duel apparaît donc comme ayant une valeur à la fois directement réparatrice et hautement pédagogique ; tout en soulageant les magistrats et en permettant à la place Vendôme de réaliser de considérables économies.

C’est dans cette optique éminemment altruiste que, en 1990, Vladimir Volkoff et moi-même avons créé l’Association pour le rétablissement du duel en matière de presse.

L’ARDP s’inscrit dans la tradition du Code de l’Honneur et du Duel car, contrairement à ce que voudraient faire croire certains esprits chagrins, le duel n’est pas une tentative « légale » d’assassinat. A partir du moment où les adversaires constituent leurs témoins, ils s’en remettent en effet en tout et pour tout à leur décision. Or, ces derniers sont seuls habilités à décider s’il y a lieu ou non à rencontre puisqu’ils ont l’obligation de s’opposer à tout combat décidé pour un motif futile.

Les offensés ont le choix des armes, pourvu qu’elles soient à poudre ou d’acier. Ma préférence, bien connue de ces journalistes auxquels j’ai — toujours en vain… —, demandé réparation, va à la rencontre au sabre et à cheval. Dans le cas où le butor ne trouve pas le fond de sa selle, j’accepte le combat à pied, si possible à la dague, arme de contact par excellence.

A ce propos, je fais une autre proposition à finalité économique, mais à Monsieur le ministre de l’Éducation nationale cette fois. Pourquoi ne pas rendre obligatoire et naturellement éliminatoire, l’enseignement du combat à cheval dans les écoles de journalisme? Une telle discipline si hautement formatrice et pédagogique serait en effet à la fois créatrice d’emplois d’écuyers et de maîtres d’arme, tout en permettant de désengorger en amont les salles de rédaction, évitant ainsi ces plans sociaux douloureux qui traumatisent une profession sinistrée et projettent dans la précarité des plumitifs trop longtemps bercés d’illusions.

Pour en revenir au duel, un procès-verbal de carence est dressé contre l’offenseur qui se dérobe en refusant de constituer témoins et publicité est ensuite donnée au lâche comportement du défaillant.
En définitive, qu’il y ait rencontre ou non, que de paperasse écartée, que d’effets de prétoire évités, que d’économies réalisées…

Dans l’attente de sa reconnaissance pour utilité publique, l’Association pour le rétablissement du duel en matière de presse n’accepte pas de membres, refuse tout don ou cotisation et considérerait comme une injure grave l’octroi d’une subvention.

Pour l’ARDP, son président,

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