Virginité et capitalisme : le cruel destin du féminisme !

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Être millionnaire en une nuitée, mesdemoiselles, c’est possible. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de monnayer votre virginité au plus offrant et de passer une nuit d’amour avec l’élu de votre porte-monnaie. Et paf ! Pif ! Vous voilà avec une jolie suite de zéros sur votre compte en banque !

C’est le cas, qui défraie la chronique ces derniers jours, pour une jeune mannequin roumaine qui a décidé, du haut de ses 18 ans, que son corps valait bien deux millions. Pour cela, elle devra passer un test de virginité dans le pays de l’acheteur (eh oui, quand on passe un contrat, il faut d’abord être sûr que la marchandise est de qualité) et la jeune fille précise qu’elle prendra la pilule pour ne pas tomber enceinte.

Évidemment, les féministes déchantent et condamnent ! En tuant le père, elles ont livré la fille au consommateur. Soixante ans de féminisme pour en arriver là, j’espère que ça en valait le coup. Le papa de la jeune fille en question a affirmé qu’il la renierait si elle faisait une chose pareille, ce à quoi la jeune femme a répondu : « J’ai dix-huit ans et je fais ce que je veux de mon corps ! » Voilà, prends ça dans ta face, représentant indigne du patriarcat ! Le pater familias doit être bien content que, non contente d’aller se vautrer avec le premier vicieux venu, sa fille se pavane sur les plateaux de télévision pour expliquer sa démarche personnelle, son expérience de vie…

Quand l’individualisme féminin rencontre la loi du marché, les dernières barrières familiales qui permettent de protéger la gourgandine sautent… Merci, Simone !

« Si quelqu’un paie ce prix, c’est forcément un homme bien », affirme la jeune femme. On ne saurait trop lui dire que non ! C’est un homme riche, voilà tout : en tout cas, assez pour pouvoir satisfaire ses fantasmes de sultan. Ça se saurait, si la bonté était fonction de la hausse du patrimoine.

Mais c’est un client, et il est roi puisqu’il achète. Ah ! Qu’il est grand, le capitalisme moderne : on peut tout consommer, que ce soit enfants ou femmes, et tout ça au nom de la liberté… Fameux !

La représentante d’Osez le féminisme condamne la « vision romantique » de la prostitution. « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. Le féminisme, en libérant la femme de sa famille, en a fait une proie idéale pour le marché. Puisqu’elle peut avoir plusieurs vies, plusieurs carrières, plusieurs époux/concubins/pacsés, pourquoi ne pourrait-elle pas se vendre au plus offrant ? Dans un monde où l’argent est roi et où le corps est la propriété de celui qui en dispose, pourquoi ne pas lier les deux ?

Alors, oui, c’est choquant ! Mais cette jeune fille ne fait que mettre en exergue les paradoxes du combat féministe en poussant sa liberté jusqu’à en sacrifier une part d’elle-même.

Il ne fallait pas tuer le père !

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