Violences conjugales : un migrant afghan poignarde sauvagement sa femme en pleine rue à Besançon

Elle avait déposé sept plaintes...

Razia souhaitait divorcer de son mari. Il était violent. Elle avait porté plainte à sept reprises contre lui depuis un an. Elle avait été contrainte de s’éloigner de lui et de Marseille avec ses trois enfants et de commencer une nouvelle vie à Besançon, aidée par une association de soutien aux femmes en difficulté. Mais son mari a fini par la retrouver et l’aurait donc sauvagement assassinée, mardi, vers midi, en pleine rue, de plusieurs coups de couteau « au niveau du torse et du cou ». La police n’envisage pas d’autre piste. Selon RTL, le suspect, Rafid A., un Afghan de 38 ans, « a été arrêté en milieu d’après midi par les policiers grecs à l’aéroport d’Athènes, après la diffusion d’un mandat d’arrêt international […] placé en garde à vue, [il] devrait être incarcéré dans l’attente de son extradition vers la France ».

Le drame soulève plusieurs questions. Comment la Justice, pourtant alertée à de multiples reprises par cette pauvre Razia (sept plaintes, donc) mais aussi par l’association qui lui venait en aide, a-t-elle pu laisser cet homme en liberté ? Certes, elle avait décidé une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher.

Mais une responsable de l’association Solidarité femmes déplore la faiblesse et l’inefficacité de la mesure :

« Le mari avait été entendu par la police et laissé en liberté. Notre parole n’a pas suffi parce qu’il manquait des preuves matérielles, mais nous savions que la menace était urgente. Une fois que l’ordonnance de protection a été obtenue, la Justice aurait dû sévir pour concrétiser la sanction, pour qu’il arrête de la poursuivre. Les enfants l’avaient aperçu lors d’un trajet en bus et ils l’avaient signalé à Razia. Ils étaient terrorisés et ne sont pas allés à l’école pendant 3 mois, de peur d’un rapt. »

Le procureur de Besançon tente une défense peu convaincante dans les médias locaux :

« Très objectivement il est important pour le parquet de n’engager des poursuites que lorsqu’on a une certitude de culpabilité d’un individu, or on ne disposait pas de preuves déterminantes. […] C’est toujours simple de réécrire l’Histoire, mais quand il n’y a pas de preuves matérielles ou écrites, tels des courriers ou des SMS, c’est plus difficile… On n’a malheureusement pas de boule de cristal pour solutionner les affaires. »

Ne poursuivre que « lorsqu’on a une certitude de culpabilité », n’est-ce pas un peu contradictoire avec la présomption d’innocence ? Et attendre cette certitude, n’est-ce pas laisser le pire advenir ? Or, d’après les associations, les indices étaient nombreux et concordants. Ce n’est peut-être pas la boule de cristal qui manque à la Justice, mais tout simplement une immersion, sans idéologie, dans les coutumes musulmanes afghanes, sur le statut de la femme, ce que le procureur de Besançon qualifiait pudiquement, dans une conférence de presse, de « dimension patrimoniale par rapport à sa femme ».

La presse et les associations féministes rangent à juste titre cette nouvelle tragédie dans la rubrique des assassinats de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint. Sans aller plus loin. Sans voir qu’elle s’ajoute à celles qui ont impliqué, cette année, des migrants afghans, à Périgueux, à Alençon et ailleurs. Sans oser suggérer qu’il s’agit peut-être aussi d’un drame de l’immigration. On se souvient de la campagne contre les violences sexistes, où la diversité avait toujours le beau rôle, et l’agresseur était systématiquement un même Blanc. À ma connaissance, Marlène Schiappa, quatre jours après l’assassinat, n’a toujours pas réagi…

Quant à la Justice, si prompte à instruire pour une remarque machiste émanant d’un mâle blanc de plus de cinquante ans, elle accroît un peu plus son discrédit auprès des Français, comme le montraient les réactions sur les réseaux sociaux. Espérons que sa relative mansuétude pour ce mari violent n’a pas été causée par un préjugé pro-migrant.

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