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Valérie Trierweiler : aller simple pour Bombay ?

Journaliste et essayiste

Députée de l'Hérault. Directrice de publication de Boulevard Voltaire

 

Ainsi, Valérie Trierweiler se rendra en Inde. Étonnante, non ? Voilà une Première dame bafouée, humiliée, choquée au point qu’elle soit contrainte à un séjour à l’hôpital de huit jours, mais qui, du jour au lendemain, se relève et décide de reprendre tambour battant ses activités comme si de rien n’était.

Bon, évidemment, tout cela sent la « crânerie », le « tu vas voir ce que tu vas voir »… Reste que notre François Hollande doit être sacrément embêté… Il pensait l’avoir à l’usure, à force de non-dit, de « je laisse faire, je ne décide rien ». C’est sûr, avec son caractère volcanique, elle allait tempêter, refuser de s’en laisser conter et, furieuse de se voir reléguée à la Lanterne, reprendrait le cours de sa vie… sans lui.

Mais c’est sans aucun doute sous-estimer Valérie. Elle n’a manifestement pas l’intention de se laisser faire. Et quoi de plus gênant pour François Hollande que de voir sa future ex-compagne reprendre ses activités de Première dame ? Cette fois, la clarification va être difficile à éviter…

Même son avocat s’est fait prendre au piège. À peine avait-elle susurré que Valérie avait conscience de la nécessité de régulariser leur situation que l’intéressée dément… et révoque son conseil !

Mais comment diable deux caractères si opposés ont-ils pu s’entendre durant presque dix années ? L’une, impétueuse, pugnace, digne dans sa douleur, tandis que l’autre, véritable mufle, froid, indifférent, préfère, une fois de plus, ne pas trancher… Vous parlez d’un homme… Alors, d’un président !

La France va donc retrouver, le temps d’un voyage en Inde, une officielle Première dame… Elle l’a décidé toute seule. Et c’est bien là le hic. Notre Président serait bien avisé de ne pas laisser la situation durer trop longtemps. Si les Français sont peut-être tolérants pour tout ce qui concerne la vie sentimentale de leurs dirigeants, ils apprécient beaucoup moins qu’on joue avec leurs impôts. Car, déjà, les premières interrogations fusent : qui paye pour le déplacement de Valérie ? Action contre la faim indique que le voyage de la Première dame à Bombay est pris en charge par des « partenaires privés », sans pour autant les citer…

Entre-temps, il paraîtrait que François Hollande espère beaucoup d’une grève des Aéroports de Paris. Ou d’Air France, peu lui est égal. Une fois Valérie envolée, bien sûr !

Députée de l'Hérault. Directrice de publication de Boulevard Voltaire

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