Editoriaux - Religion - 20 juillet 2018

Un auteur islamiste (fortuitement ?) étudié au collège

Les musulmans sont 1,5 milliard, mais aucun des 610 lauréats des Nobel scientifiques n’est issu d’une université musulmane. D’où une image négative de l’islam.

Pour la combattre, des publications, très populaires dans le monde musulman, comme La Bible, le Coran et la science, d’un certain Maurice Bucaille, prétendent que le Coran a annoncé toutes les découvertes modernes. Ainsi, la sourate 21, verset 30, écrit : « Les cieux et la terre formaient une masse compacte. Ensuite, nous les avons séparés. » Ceci décrirait le Big Bang et « prouverait » que l’auteur du Coran connaissait les équations d’Einstein. Les autres découvertes modernes annoncées par le Coran sortent du même tonneau.

L’islamophilie ou l’ignorance d’une partie de l’Éducation nationale l’ont conduite à accepter, pour des élèves de 6e – des parents s’en sont inquiétés -, un livre de classe (Fleurs d’encre) comprenant des traductions du Coran… de Maurice Bucaille.

En fait, le Coran est incompatible avec toute pensée rationnelle. Voici pourquoi :

La sourate 33, verset 21, déclare que Mahomet est le « beau modèle », dont toutes les paroles sont vraies. Dans trois hadiths célèbres (Ibn Majda, Abou Daoud et At Tirmidi), Mahomet affirme que « sa communauté ne sera jamais d’accord sur une erreur ». Il en résulte que l’accord unanime des légistes musulmans sur une interprétation la rend certaine pour tous les siècles.

Il existe, dans le Coran, un certain nombre de versets, par exemple sourate 50, verset 7, impliquant que la Terre est plate. L’accord unanime des légistes du IXe siècle déclare qu’en effet, la Terre est plate.

Il est donc impossible, dans le cadre de l’islam traditionnel, de faire une nouvelle interprétation conforme à la réalité, car ceci montrerait que des interprétations unanimes peuvent être fausses. Dans ce cas, 90 % de la charia deviennent incertains, car formés d’interprétations unanimes.

De plus, si des interprétations unanimes peuvent être fausses, Mahomet s’est trompé en disant qu’elles sont toujours vraies : il n’est plus le « beau modèle » jamais erroné. D’une autre manière, un tiers de la charia, fondé sur l’imitation de Mahomet, devient incertain.

Pire encore : si Mahomet n’est pas un beau modèle, le Coran s’est trompé en l’affirmant ; le Coran lui aussi devient incertain.

Ainsi, dire que la Terre est ronde ruine tout l’édifice intellectuel de l’islam.

Les musulmans vivant en Occident cachent la poussière sous le tapis en ne parlant jamais de la Terre plate ni des nombreuses autres erreurs du Coran.

Dans les pays islamiques, on suit souvent le cheikh Abdul Aziz Ibn Baaz, l’autorité suprême de l’islam en Arabie saoudite : « La Terre est plate, et quiconque dit qu’elle est ronde est un athée et mérite d’être puni. »

Pour leur part, les légistes se fondent sur une parole de Mahomet, rapportée par Tabari : « Quiconque traite le Coran en usant de son jugement personnel, et est dans le vrai, est cependant en faute. » L’islam interdit d’utiliser l’intelligence. Ceci explique qu’aucune université musulmane n’ait pu produire un prix Nobel.

L’école publique peut-elle impunément inoculer à nos enfants cet obscurantisme islamique ?

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