Madame Taubira a la mémoire et l’indignation très sélectives…

Romancier, écrivain, blogueur
 

Madame Taubira, si prompte à se victimiser aujourd’hui en surfant sur une connerie parue dans un journal tirant à moins de 5.000 exemplaires (mais censé représenter la France ou son opinion dominante…), a la mémoire et l’indignation très sélectives, aidée en cela par des médias complaisants. Alors il est bon de rappeler que, en 2006, elle déclarait ceci sur RFI :

« Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre. »

Tiens, tiens. On remplace « Guyanais » par « Français » et on se retrouve avec une déclaration que ne renierait pas madame Le Pen. Mais c’est Taubira, alors bien sûr, ce n’est pas du racisme. Indépendantiste proche de Élie Domota, qui voulait faire couler le sang des « blancs », là non plus la gêne ne l’étouffe pas. Bizarrement, personne n’est là pour lui rappeler tout cela…

Où était madame Taubira quand Charlie Hebdo l’a caricaturée en singe dans un de ses dessins ? Le choc des images est moins important que le poids des mots, ou est-ce parce que c’est un journal de gauche ?

Où était madame Taubira quand un attaché parlementaire socialiste traitait Marion Maréchal-Le Pen de « salope » et de « conne » ?

Où était madame Taubira quand madame Morano subissait les mêmes insultes, proférées cette fois par l’humoriste Guy Bedos ?

Où était madame Taubira quand madame Le Pen (encore elle) était représentée par une merde en couverture de Charlie Hebdo ? Elle se plaint qu’on lui dénie son appartenance à l’espèce humaine en la comparant à un singe, mais que dire de la comparaison avec une merde ?

Où était madame Taubira quand Nicolas Sarkozy, alors Président, était traité de voyou ?

Madame Taubira a l’indignation très sélective et ne semble pas balayer devant sa porte.

Alors, bien évidemment, rien n’excusera jamais le racisme, et loin de moi l’idée de défendre la une de ce torchon de Minute. Mais, au bout d’un moment, quand on divise autant les Français, quand on est hautaine, brutale, méprisante et suffisante, il arrive que les esprits les plus faibles craquent. Cela ne veut pas dire que la France et les Français soient racistes, comme elle le prétend. C’est une nouvelle fois une insulte de sa part, un de ces fameux amalgames qu’elle condamne lorsqu’ils se produisent à son encontre.

Dans une France raciste, Madame Taubira, jamais vous n’auriez eu l’honneur de devenir ministre de la République. Dans une France raciste, jamais l’Assemblée nationale n’aurait condamné cette une, de l’extrême gauche à l’extrême droite, à l’unanimité. Vous aurez beau essayer de faire croire le contraire, vous ne ferez qu’attiser davantage la bêtise de certains. Car vous continuez à diviser les Français qui en ont assez de servir de boucs émissaires à chaque dérapage. La culture de la repentance est terminée. Combien de vos concitoyens, aujourd’hui, sont responsables de près ou de loin d’esclavagisme ? Combien de Français, aujourd’hui, ont participé à la déportation ? Combien de vétérans de la guerre d’Algérie encore en vie ?

La France était apaisée mais vous prenez un malin plaisir à échauffer les esprits pour ensuite vous victimiser car, drapée dans les ors de l’antiracisme, on perd ensuite tout sens de la mesure. On devient subitement inattaquable.

Attaquable, vous l’êtes pourtant plus que jamais. Pour vos prises de position, la politique que vous tentez de mettre en œuvre, vos agissements criminels pour le pays et votre détestation de la France. Et votre couleur n’y changera rien car quelqu’un de détestable le reste quelles que soient sa confession, son origine ou sa couleur.

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