Théorie du genre

Théorie du genre : choisissez de ne pas choisir

Ancien chef d'entreprise
 

Nous avions appris à un moment donné de notre vie ordinaire d’hétéro non moins ordinaires que des personnes pouvaient devenir des transsexuel(le)s. Najat Belkacem et sa théorie du genre étant passées par là, nous sommes maintenant priés de dire « transgenres ». C’est du pareil au même, mais ce n’est plus stigmatisant.

Un trans, c’était un homme qui se sentait femme et voulait le devenir, ou l’inverse. Ne nous moquons pas : nous comprenons sans réserve à quel point il doit être perturbant de vivre dans un corps qui ne correspond pas à ce qu’il y a dans la tête. Parce que, en général, la nature ne se trompe pas tant que ça, qui place ce qu’il faut aux bons endroits chez les bonnes personnes. Enfin, ça, c’est en général.

Conclusion : un trans, c’est un homme ou une femme qui a été opéré et ainsi rendu logiquement stérile pour devenir justement femme ou homme.

Sauf que… Depuis 2008, nos amis teutons permettent à des transgenres non opérés (ce qui est, il faut bien le dire, antinomique) d’obtenir de nouveaux papiers d’identité sur lesquels figure en bonne et due forme un sexe opposé à celui qui est donné à voir. Enfin, pas tout à fait. Ainsi, à regarder – même de loin – la personne transgenre qui a accouché le mois dernier en Allemagne, on se dit qu’il s’agit d’un homme portant la barbe. Faux… et vrai à la fois ! Avant d’être « il » sur ses papiers, il était « elle », et elle n’a pas voulu qu’on lui greffe un sexe d’homme. Elle a même exigé de garder tout ce qu’il fallait pour enfanter. Chouette, c’est comme la lessive : elle a les deux en un.

Résultat des courses : il/elle, par insémination artificielle, a eu un beau bébé. Et comme il/elle veut éviter les souffrances qu’il/elle a enduré, il/elle a décidé (mais sans succès) de déclarer ledit bébé « de sexe neutre ». Pour qu’il choisisse si il ou elle veut devenir il ou elle. Bienvenue dans le pays sans genre défini !

L’Australie, quant à elle, a inventé la mention « sexe neutre ou non spécifié » pour celles et ceux qui, comme Norrie, mécontent(e) de son passage d’homme en femme, ont décidé pour régler définitivement leur problème de n’être ni homme ni femme. « Mais c’est quoi, alors ? », demande ma petite nièce de 4 ans. C’est mi-mi, les gosses !

Bon, ça donne un peu le tournis, tout ça. Je résume :
– une femme aura pu avoir des enfants en tant que femme mais aussi en tant qu’homme ;
– un homme aura pu engendrer en tant que biologiquement homme puis, par la suite, en tant que femme sur le papier mais ayant gardé les attributs d’un homme.

Et les enfants, dans tout ça ? Oh, ils sont pleins de ressources, nous expliquent, enthousiastes, les maboules de l’évolution : « l’essentiel, c’est l’amour… »

Et les conjoints ? Pour exemple, un homme devenu femme devrait être attiré par les hommes, ce qui suppose l’homosexualité de départ. Pareillement pour les femmes devenues hommes, attirées par les femmes. Ben, pas forcément. Le doute dans la vie, y a que ça qui fait avancer !

À côté de ces familles composées/décomposées/recomposées, celles que forment les papa-maman et leurs enfants, c’est d’un convenu ! Pas sûr que les marmots gagnent au change.

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