Drépanocytose et remplacement de population : pour y voir plus clair

Administrateur civil, écrivain
 

L’un des rares quotidiens nationaux qui nous restent, autrefois journal français de référence, s’assigne la noble tâche de rééduquer les déviants qui pensent de travers. À cet effet, une rubrique nommée « Les Décodeurs » est supposée rétablir les faits, en vrai d’établir des contre-feux contre la progression du FN – une prétention qui semble avoir l’effet inverse si l’on en croit les nombreux commentaires négatifs des lecteurs.

Le dernier article, « Drépanocytose, la maladie génétique qui excite l’extrême droite », est un monument du genre. Indigeste, s’attachant au détail pour faire oublier l’essentiel, compliquant à dessein, sans approche conceptuelle, vous décrochez au cours de la lecture et vous vous sentez moins intelligent à la fin. Ce qui n’est qu’un constat statistique, imparfait mais fiable, devient, dans leur conclusion, « le fantasme du Grand Remplacement » et « un racisme qui ne s’assume pas ».

La bouillie cérébrale qui sert à nos grands inquisiteurs se retrouve chez un Sylvain Grandserre sur RMC, l’un de ces ignorants à grandes gueules, pas foutu de distinguer les flux d’immigrés (stables) des stocks de populations d’origine étrangère (par les naturalisations, et la procréation différentielle, dont la drépanocytose donne un état fidèle). J’avais donné, dans un article précédent, des chiffres très précis pour l’Allemagne où, malgré le passé nazi, on ne craint pas de chercher à connaître l’origine des gens.

À défaut de données ethnico-religieuses, interdites en France, le test néonatal de la drépanocytose – une maladie génétique héréditaire qui frappe très peu les Européens mais a contrario toutes les populations à peau noire ou foncée (scandale !) – permet d’avoir une idée de l’origine des bébés qui naissent dans notre pays. Elle rend compte :

– de l’origine ethno-géographique des parents (parce que l’ethnie et la culture ont à voir avec la géographie !), qu’ils soient immigrés ou naturalisés depuis longtemps ;
– de la dynamique des naissances au sein des populations extra-uropéennes ;
– de la répartition de ces naissances sur le territoire ;
– de la comparaison avec d’autres pays européens ;
– de certaines immigrations passées sur le sol européen qui permettent aux Italiens du Sud ou aux Grecs de compter parmi les populations à risque.

Une mesure fort pertinente sous réserve de quelques précautions d’usage : mesurer la drépanocytose région par région, exclure les Dom-Tom, tenir compte des insuffisances dans la collecte d’information pour les couples mixtes ou ceux qui ne sont pas reconnaissables, par le faciès ou le nom, comme appartenant au groupe à risque.

Malgré une petite marge d’erreur, les cartes de la drépanocytose publiées par Fdesouche sont remarquables et les résultats dévastateurs. On comprend que les déconneurs s’en émeuvent. Un seul chiffre suffit à nous convaincre du remplacement en cours : 66 % des bébés en Île-de-Françe, en 2012, doivent être dépistés ! Reste à définir ce remplacement de population. J’y reviendrai dans un article ultérieur.

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