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Un soutien pop à l’identitaire Robinson : Morrissey, ex-leader des Smiths

Artiste peintre
 

Le New Musical Express (NME) est un journal musical britannique. Lors d’un entretien accordé à cet hebdomadaire, le très fantasque Morrissey, icône de la scène pop anglaise et ex-leader des célèbres Smiths, vient de passer le pas. Entendez « qu’il a dérapé et choqué », selon l’expression médiatique européenne en vigueur de Suède jusqu’en Espagne. Et c’est vrai, Morrissey a franchi un Everest. Il est, du reste, le seul artiste ouest-européen de renommée internationale à l’avoir fait à ce jour.

Voici un compte rendu du NME, que l’on sent gêné aux entournures suite à l’interview accordée par le rockeur : « Morrissey s’est exprimé pour justifier son soutien au controversé Party for Britain ainsi que pour dire que le traitement médiatique au sujet de Tommy Robinson, cofondateur de la Ligue de défense anglaise, fut une honte. »

Dans la suite logique de ses précédents propos dissonants, l’immense chanteur qu’est Morrissey a osé briser deux tabous en disant l’indicible : son soutien au parti nationaliste britannique et sa dénonciation du traitement « honteux » réservé au patriote Tommy Robinson (qui est un prisonnier politique malgré lui).

Bang ! Nouveau « coming out » de la star.

Churchill n’a jamais baissé les bras, car son pays comptait à ses yeux au-delà de tout.

À sa suite se dressent, en Angleterre, des résistants aux profils différents, dont Robinson et Morrissey sont aujourd’hui de brillants exemples. Ces patriotes, calés de leur assiette anglaise, sont nos têtes de pont (la contrepèterie n’est toujours pas illégale à ce jour).

L’achat des albums de Morrissey n’est pas encore un acte de soutien interdit par les diktats européens, alors profitons-en. Cessons de nourrir les artistes du conformisme et consommons ceux qui, courageux, lèvent le bras pour dénoncer la loi de l’omerta et les incessants bobards des pouvoirs médiatico-politiques qui nous oppressent sur le Vieux Continent.

Les figures de Morrissey et Robinson doivent nous rendre anglophiles, en tant qu’Européens. À problème politique identique, lutte identique.

S’unifier passe par une valorisation des échanges intellectuels, mais aussi par les achats qui favorisent nos amis politiques. Serions-nous les seuls à devoir nous priver de réseaux, à la grande joie des médias dominants ?

Soyons communautaires : c’est bien vu, paraît-il. Achetons aux potes, maisons d’édition ou disquaires – ainsi va le monde – et la récompense doit aller aux proches. Achetons du bon « Made in England » sans chauvinisme car il faut savoir rendre hommage aux fiers « Rosbifs », qui n’ont pas dit leur dernier mot et ne sont pas tous amnésiques, comme le « Brexit » l’a prouvé.

Sachons lancer nos ponts vers qui nous reconnaît.

Low in High School est le dernier en date des albums de Morrissey. On n’est pas dans Rock & Folk, mais disons que cette production est assez recommandable. À écouter un thé à la main et des boots aux pieds, of course. Gageons que le prochain album du chanteur aura son titre écrit en langue de Molière, en hommage à la présidence française… Fake News serait parfait.

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