Sous les pavés, l’islam

Les idiotes utiles de l’islamisation – entendez, par là, les féministes de tous bords -, ne savent plus comment décrêper le chignon, fût-il sous un voile ou une burka.

Depuis presque un demi-siècle, l’Internationale féministe nous broie les tympans menu avec le droit acquis de disposer de son corps, témoin (nous dit-on) de « la libre expression de la volonté et de la responsabilité individuelle » de celles qui y souscrivent. Cet apostolat est, en fait, le jumeau de celui de l’Internationale multiculturaliste, qui milite pour le droit à la différence et celui des minorités dites visibles. Ces deux combats sociétaux sont, d’ailleurs, souvent menés de front et de pair par les mêmes thuriféraires du progrès.

Des musulmanes voilées abreuvées de valeurs républicaines, tout récemment dévoilées féministes, se sont donc judicieusement réappropriées ce droit à disposer de leur corps selon leurs convenances. À l’instar des soixante-huitardes qui ont su se libérer à leur façon, ces bâchées – partiellement ou intégralement- se targuent désormais de faire ce qu’elles veulent de leur corps et de décider, légitimement, des parties de leur anatomie qu’elles souhaitent dévoiler et de celles qu’elles préfèrent occulter aux rétines masculines concupiscentes. Hier, à la plage, c’était « Aujourd’hui, j’enlève le haut », aujourd’hui, sur cette même plage c’est « Demain, j’enfile mon burkini »… et je vous emmerde parce que je suis une femme libérée !

En 68, le soutien-gorge était l’objet emblématique de la libération, pour la femme occidentale, du joug patriarcal ; de nos jours, le voile, la burka, le burkini seront probablement considérés (moyennant une plaidoirie, une démographie, une soumission et un électoralisme de circonstance) comme le signe emblématique de l’émancipation de la femme musulmane, qui use elle aussi de plein gré du droit de « disposer de son corps ». Et tous ceux qui, comme Manuel Valls, crieront à la provocation islamiste et à l’« apartheid » vestimentaire n’y feront strictement rien car, à ce jeu, les musulmans ont déjà prouvé qu’ils sont les plus forts, comme en témoigne la stricte non-application de la loi républicaine contre le voile intégral.

Et puis, pourra-t-on parler de provocation, de pratique « archaïque », de « symbole d’un projet politique hostile à la mixité et à l’émancipation des femmes », comme le piaillait récemment le ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, alors que les minorités dites visibles bénéficient d’une protection juridique, médiatique et de leur droit acquis à la différence ? Il n’est pas interdit à d’autres « minorités visibles » de s’accoutrer comme bon leur semble. A-t-on jamais entendu les trémolos républicains de Manuel Valls à la vue d’une plume entre les fesses d’un adepte de la Gay Pride, une muselière dans la gueule, vêtu intégralement d’une combinaison en latex et se faisant fouetter en public ? Est-ce de la provocation ou le droit à la différence ?

Main dans la main, le prosélytisme politico-religieux et le prosélytisme sociétal, les féministes et les progressistes, voilées et emburkinées : sous les pavés, la plage, la plage en burkini. Ou, plus succinctement : sous les pavés, l’islam.

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