Religion

Solidarité entre communautés religieuses : la charité n’exclut pas la prudence !

 

D’accord, la charité, qui constitue la troisième vertu théologale, est l’un des socles majeurs du catholicisme. Mais il est des charités suicidaires, telle cette initiative : « Suite à un dégât des eaux, les musulmans qui avaient pour habitude de se retrouver dans une salle de prière dans le XVe arrondissement de Paris ont trouvé une solution de repli grâce au curé de la paroisse Saint-Christophe-de–Javel » (source : Valeurs actuelles).

Étant entendu que, très souvent, une faveur qui leur est accordée devient, pour certains musulmans, un droit imprescriptible, ceci risque de donner des idées à d’autres, qui germent déjà dans l’esprit de certains de leurs leaders. À la question de savoir s’il fallait transformer des églises abandonnées en mosquées pour pallier ce manque, Dalil Boubakeur a répondu qu’il s’agissait d’une option envisageable. Car, selon lui, « c’est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, fraternels et je pense que musulmans et chrétiens peuvent coexister et vivre ensemble » (source : HuffPost).

Le Coran est très clair au sujet de ces sortes de fraternisations avec les mécréants que nous sommes : « Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans ! » (verset 89 – sourate 4).

Tandis qu’en France les actes anti-chrétiens perpétrés par des musulmans se multiplient, leur tendre la joue ne me semble pas une idée judicieuse, d’autant qu’ils voient plutôt une faiblesse exploitable dans ces gestes de générosité.

Si cette démarche répond à ce sens du partage cher aux chrétiens – c’est même dans leur ADN –, elle n’en est pas moins dangereuse car, en plus d’être un leurre – car il ne faudra pas attendre de réciprocité –, elle fait entrer le loup dans la bergerie. D’où ma méfiance lorsque je lis ceci : « Des musulmans qui déplient leur tapis de prière dans la salle paroissiale d’une église… Avec la bénédiction du curé. »

« Y aurait-il un vent de paix interconfessionnel qui souffle et un climat de bienveillance et de solidarité entre les communautés religieuses du XVe ? À en croire les musulmans de l’arrondissement, les catholiques, les juifs et même Philippe Goujon, le maire LR du XVe, ça y ressemble » ! (source : Le Parisien). Reste à savoir si tous les catholiques s’enthousiasment ; j’en doute !

Gardons nos lieux de culte – qui façonnent les paysages de notre pays et attirent, pour les plus remarquables d’entre eux, les foules – en l’état. À l’intérieur doit y résonner la seule parole du Christ.

Il est des initiatives périlleuses qui pourraient bien nous coûter cher. Souvenons-nous que le catholicisme est un bastion identitaire – au-delà de la foi – que beaucoup rêveraient de voir tomber. Faisons donc preuve de prudence, l’une des quatre vertus cardinales.

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