Brétigny : que s’est-il passé qu’on ne veuille nous dire ?

Nouvelliste.
 

Il règne en France, plus que partout ailleurs en Europe, une langue de bois fossilisée dont Alain Finkielkraut disait, dans l’émission « L’esprit d’escalier », qu’elle était la meilleure façon de perpétuer la montée du Front national en s’obstinant dans le déni de certains problèmes soulevés par ledit parti.

La France vient ainsi de toucher le fond avec ses fameux « jeunes » que, très maladroitement et de façon « discriminatoire », les secours ont empêché d’aller se servir dans les poches de blessés, agonisants ou morts sur les lieux de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne. Nous avons ainsi appris que la police a « peiné à faire respecter le périmètre de sécurité, qu’un secouriste s’est fait voler son téléphone portable, que des victimes de l’accident et une journaliste ont été eux aussi dépouillés de leurs sacs à main ou téléphones » et que « les forces de l’ordre ont fait l’objet de caillassages ».

Parmi les « territoires perdus de la République », il va falloir inclure désormais les trains venant de dérailler, et ne plus faire intervenir les pompiers, ou du moins réfléchir à la forme que devra prendre cette intervention, afin de ne pas introduire d’élément vexatoire, intolérable pour ces « jeunes » dépouillant survivants, sauveteurs, ou morts. Une attaque intolérable contre le « vivre ensemble ».

Alors même que le député socialiste du coin, Jérôme Guedj, a dénoncé de « sombres crétins inhumains qui ont manifestement profité de la cohue pour voler des téléphones portables et des bagages », Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a tenu à nous rassurer : il ne s’agit, a-t-il dit, que « d’actes isolés ». On respire.

Vous avez aimé cet article ?
Partagez-le sur les réseaux sociaux !

Recevez gratuitement nos articles !


AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

Les commentaires sur cette page sont fermés.