Culture - Editoriaux - Politique - Table - Tribune - 29 mars 2018

Ségolène Royal : un nouveau Rastignac s’attaque à Paris !

Tout le monde connaît la fameuse phrase – que l’on prête à tort à Arnaud Montebourg, qui l’aurait en réalité empruntée à François Mitterrand –, concernant Ségolène Royal : « Ségolène Royal a un défaut : son mari. »

Eh bien non, même s’il fut de taille par la suite, ce n’était pas le seul ! Ségolène Royal a aussi une ambition personnelle dévorante. Or, quand on fait de la politique, la seule ambition recevable devrait être celle du bien commun. Mais le réel étant souvent une perversion de l’idéal, voici que « l’ancienne candidate à la présidentielle pourrait représenter la gauche dans la capitale » (Le Parisien).

Sans doute lassée d’être ambassadrice des pôles, parce que la lumière n’y brille que dans le silence d’une blancheur immaculée, la candidate de la présidentielle de 2007, éconduite par les urnes, cherche encore et toujours un trône digne d’elle. Et, d’après l’un de ses proches, ce qui l’ensorcelle en ce moment, « c’est Paris, Paris tout entier », chantait Joséphine Baker. « Elle en meurt d’envie. Ségolène ne parle que de ça.  […] La Mairie de Paris, c’est son objectif, elle cherche juste une porte d’entrée. S’il n’y en a pas ? Elle l’enfoncera avec l’épaule » (op. cit), affirme-t-il. Ce qui est assez explicite.

Cependant, sa gestion passée de la région Poitou-Charentes, en qualité de présidente, laisse craindre le pire. En 2016, sans qu’il fût question d’insincérité, la Cour des comptes évoquait « des retards de paiement d’un montant de 111 millions d’euros, des emprunts structurés potentiellement toxiques de 46,8 millions d’euros, une capacité d’autofinancement négative sur 2015 et une capacité de désendettement très dégradée de 19 ans » (Les Échos).

Quant au plan culturel, si Anne Hidalgo nous a habitués à un raffinement pour le moins discutable – on n’oubliera pas de sitôt le plug anal géant de Paul McCarthy, exposé place Vendôme –, ne nous rassurons pas pour autant car, dans une tribune publiée par Le Parisien Magazine à l’occasion de la mort de Pierre Bergé, l’intéressée déclarait : « Si j’avais été élue en 2007, il aurait été le plus talentueux ministre de la Culture de la France. » On l’a échappé belle !

Seulement voilà, Anne Hidalgo, qui agit selon ses seules humeurs – « méchante », « autoritaire », « brutale », dit-on un peu partout à son propos, selon Le Parisien –, trouve sans doute la place assez confortable pour ne pas la lâcher aussi facilement. D’ailleurs, Ségolène Royal a précisé qu’elle ne se lancerait dans la bataille qu’à la seule condition que l’actuel Maire de Paris y renonce. Le parjure étant une seconde nature en politique, rien ne dit qu’elle n’ira pas quand même.

Quoi qu’il en soit, Ségolène Royal, en Rastignac féminin prêt à dévorer Paris, a elle aussi « lancé sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : “A nous deux maintenant !” » (Honoré de Balzac, Le Père Goriot).

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