Economie - Editoriaux - Politique - 4 juin 2018

Un scénario imaginable, le jour où le krach viendra : les Français spoliés

Une crise économique, dont l’ampleur sera au moins égale à celle de 2008, a deux chances sur trois de se produire en 2018 ou en 2019.

Et il y a une chance sur trois pour que ce krach soit tellement grave qu’il provoquera la faillite de la France et des pays européens du Sud. Le pire, heureusement, n’est jamais sûr, et qui sait ?

M. Macron ira peut-être jusqu’au bout de son mandat sans connaître de problèmes majeurs, car des obstacles qui, les années précédentes, semblaient dangereux pour la stabilité économique ont été facilement surmontés (crise de l’euro, fragilité des systèmes bancaires en Italie, en Grèce ou en Chine, masse trop importante des prêts étudiants aux États-Unis). Néanmoins, la crise politique en Italie et l’ampleur des bulles spéculatives sont lourdes de menaces et un krach peut désormais se produire du jour au lendemain.

Le taux des emprunts français est actuellement au maximum de 1,3 % (inférieur à l’inflation). Certains, à très court terme, sont même négatifs (ils rapportent au Trésor) mais ils risquent de monter en quelques semaines à 8 % (voire 15 % ou 30 %), obligeant le gouvernement à réagir brutalement, car au-dessus de 4 %, ils sont insoutenables. Nous ne pourrons pas faire défaut sur la dette, car nous sommes en déficit primaire (hors remboursement des emprunts, nous dépensons 40 milliards de plus que ce que nous percevons). Le gouvernement préservera à tout prix l’euro, car l’union monétaire a été sans doute une grave erreur économique, mais il serait suicidaire de renoncer à elle, sauf à provoquer la ruine totale du pays. L’image la plus juste est celle des passagers d’un train lancé à toute vitesse et dont les freins viennent de lâcher.

Il aurait été, bien sûr, préférable de ne pas emprunter ce train, mais ceux qui sauteront commettront une folie, car ils se tueront. Il vaut mieux rester dans le convoi en priant pour qu’il ralentisse. Pour sauver notre pays, des solutions existent. Elles sont, certes, peu agréables, mais elles sauveront l’essentiel. Le gouvernement saisira 30 % des assurances-vie et des livrets au-dessus de 20.000 euros, à l’instar de ce qui se passa à Chypre. Il récupérera, ainsi, 700 milliards qu’il utilisera auprès des banques pour se procurer des liquidités. Il fera, ainsi, redescendre la dette à 60 % du PIB, la rendant soutenable. On donnera en échange, aux Français spoliés, des titres (à 1 % d’intérêt) qui ne seront remboursés que si la situation se rétablit (peut-être jamais). Cette mesure sera bien acceptée par la population, car elle touchera les « riches ». Si cette potion ne suffit pas, le gouvernement prendra une mesure bien plus impopulaire. Tous ses remboursements (dont le traitement des fonctionnaires) se feront à 80 % en euros et à 20 % en reconnaissance de dettes cessibles, une « fausse monnaie » – comme ce fut le cas en Argentine – qui prendra très rapidement de sa valeur jusqu’à ce que sa valeur réelle tombe à 25 % de celle de départ. Les Français seront obligés de s’en débarrasser très vite, ce qui stimulera l’économie.

Grâce à une inflation à 20 %, la crise se terminera rapidement, mais un grand nombre de Français seront appauvris.

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