Editoriaux - Polémiques - 2 octobre 2018

Saint-Martin ou les dégâts de l’amateurisme des communicants de l’Élysée

Un an après l’ouragan Irma qui frappait l’île de Saint-Martin, c’est au tour de la métropole de faire face à une terrible dépression : le cyclone « doigt d’honneur ».

Aux dires des équipes de sauvetage constituées de journalistes de BFM TV et France Inter accompagnés d’un « saint-bernard » de RMC, la tempête n’aurait fait qu’une seule victime : Emmanuel Macron. Le sinistré médiatique s’en tirerait avec quelques égratignures à son image dues à une pluie de commentaires violents émanant de l’extrême droite nazie, raciste et même très raciste. Marlène Schiappa appelée en urgence a effectué les premiers soins et adressé quelques « vade retro satanas » à l’adresse des dieux malfaisants. Au cas où…

Dans les décombres, les climatologues médiatiques cherchent maintenant à savoir comment le bataillon de communicants chargé de surveiller le malheureux Macron ont pu ne pas contrôler les clichés qui avaient été pris lors de cette rencontre improvisée et, somme toute, sympathique, avec les deux jeunes aux doigts incontrôlables. Partant du principe que le Président ne pouvait pas deviner que le personnage à sa droite allait déplier son majeur pile au moment où le propriétaire du smartphone appuyait sur le bouton, il appartenait aux fins conseillers de faire supprimer les photos compromettantes et, le cas échéant, de reprendre la séance en ayant pris soin d’enfiler des moufles aux protagonistes. À cette inertie, deux explications plausibles apparaissent aujourd’hui devant les yeux exorbités des scientifiques :

1) Les communicants ignoraient l’existence des réseaux sociaux ;
2) Les communicants attendaient que les photos soient développées pour juger.

Dans un cas comme dans l’autre, les conclusions de l’enquête devraient déterminer que l’équipe élyséenne qui entoure la divinité vit en 1970. Calée sur la génération de l’épouse du Président. Les réglages nécessaires à une remise à niveau des mécanismes des communicants seront longs et coûteux, a déclaré un porte-parole via un message envoyé depuis son Minitel®.

Conscient des torts qu’ils avaient causé aux sondages déjà bien bas de leur visiteur, le personnage à droite sur la photo, cousin de celui de gauche, a tenu à préciser que le geste « n’était pas du tout pour le Président. Sur le moment, il a juste fait ça pour le style. » Un tic déjà observé en maintes occasions. Le jeune profil banlieue du 93 semble victime d’une érection de son majeur lorsqu’un sentiment de satisfaction l’envahit. À l’inverse du fox-terrier qui remue la queue, le membre reste fixe et tendu vers l’objet du désir.

« Il a fait ça pour les gars qui n’aiment pas nous voir avec le Président… » Une manière de se prémunir contre les possibles quolibets des gars de leur quartier. OK. L’explication est crédible. La maladresse peut se comprendre. À l’inverse de celle du président de la République, qui ne semble pas avoir pris la mesure du nécessaire contrôle des messages visuels qu’il envoie.

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